Sourires forcés et moutarde qui monte au nez

Avec un tel titre, vous pourriez vous poser la question… Allons-nous parler des relations difficiles entre la France et l’Allemagne ? Ou, pour être plus précis, entre Emmanuel Macron et Olaf Scholz ? Car c’est d’abord de cela qu’il s’agit, une méfiance entre deux hommes plutôt qu’entre deux pays, soulignait cette semaine la Süddeutsche Zeitung. Malgré les sourires affichés lors de leur rencontre à Paris, le 26 octobre, Olaf Scholz et Emmanuel Macron ne se font pas confiance, rappelait le quotidien allemand, dans cet article traduit sur notre site. De fait, les relations sont tendues depuis plusieurs mois dans le couple franco-allemand, notamment sur la question de l’énergie.

Des sourires de façade, il y en a eu aussi le 23 octobre, pour la première photo côte à côte de la toute nouvelle présidente du Conseil des ministres d’Italie, Giorgia Meloni, et d’Emmanuel Macron. Un cliché qui est aussi un parfait condensé de ce curieux début de relation aigre-douce, commentait alors la presse étrangère. Les deux dirigeants affichent un sourire, certes, mais qui paraît quelque peu forcé. Comme s’ils avaient voulu exprimer de la cordialité, mais sans pour autant sembler proches… Une analyse détaillée à retrouver ici.

Tout cela est fort intéressant, mais pour entrer d’un bon pied dans ce week-end – court ou prolongé –, c’est de la moutarde, la vraie, celle qui pique le nez et fait pleurer, que l’on avait envie de vous parler. Cette moutarde qui nous manque, car hormis pour les plus chanceux d’entre nous, elle a disparu des rayons de nos épiceries et supermarchés. La faute à la guerre en Ukraine, mais surtout aux sécheresses qui mettent à mal les récoltes. C’est donc un automne sans moutarde que nous vivons, ici, en France. Certes, ce n’est pas un aliment central de nos tables… Juste un condiment. Mais pas n’importe quel condiment !

“La moutarde est le condiment le plus populaire de France, après le sel et le poivre, et les Français en sont les premiers consommateurs en Europe, avec environ un kilo par an et par personne, rappelle The Christian Science Monitor sur son site. Il est arrivé que certains aillent en train jusqu’en Bourgogne dans l’espoir de trouver un pot chez des producteurs locaux, ou que d’autres paient une fortune sur Amazon. Ils sont bien plus nombreux à faire tenir le plus longtemps possible leur dernier pot de moutarde de Dijon, jusqu’au réassort de cette héroïne culinaire nationale dans les magasins.”

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