Soupçonnés de consultation de pédopornographie, 48 hommes, dont des élus locaux, arrêtés

48 hommes ont été interpellés au cours d’une opération coordonnée par l’OCRVP, a-t-on appris ce mercredi 16 novembre. (Photo d’illustration prise dans les Hautes-Alpes en septembre 2022).
Thibaut Durand / Hans Lucas / Reuters 48 hommes ont été interpellés au cours d’une opération coordonnée par l’OCRVP, a-t-on appris ce mercredi 16 novembre. (Photo d’illustration prise dans les Hautes-Alpes en septembre 2022).

JUSTICE - C’est un grand coup de filet. La police judiciaire a interpellé cette semaine 48 hommes soupçonnés d’avoir téléchargé et consulté massivement des photos et vidéos pornographiques mettant en scène des enfants, révèlent plusieurs médias français ce mercredi 16 novembre.

L’opération, coordonnée par l’Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP), a mobilisé plusieurs services de police judiciaire en métropole depuis lundi, a expliqué une source proche du dossier à l’AFP, confirmant une information de France Info.

Des enquêtes pour déterminer si certains hommes ont commis des actes plus graves

C’est grâce à un logiciel américain, le « Child Protection System », le système de protection des enfants en français, que ces personnes ont pu être identifiées, détaille Le Parisien. Il permet de détecter les téléchargements suspects de fichiers pédopornographiques. Les volumes consultés indiquent que ces suspects sont des consommateurs « compulsifs » de vidéos mettant en scène sexuellement des enfants.

Parmi les personnes placées en garde à vue, le plus jeune a 26 ans, le plus âgé a 79 ans. « C’est Monsieur Tout Le Monde, il n’y a pas de profil type, des chômeurs, des retraités, des gens qui travaillent », explique encore la source interrogée par l’AFP.

Des élus locaux figurent également parmi les interpellés, mais aussi, selon Le Parisien, des personnes travaillant au contact de jeunes mineurs. Pour l’heure, ces hommes sont soupçonnés de consommation de « contenus illégaux de mineurs » mais les gardes à vue, menées sous l’autorité de plusieurs parquets, devront déterminer s’ils ont commis « des choses plus graves », comme des agressions sexuelles ou des viols.

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