Un soupçon de préhistoire, d’antiquité et de Moyen-Age au musée Carnavalet

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Le musée Carnavalet ne renie pas ce qui fait son attrait : une plongée dans l’histoire de la capitale et les salons parisiens les plus majestueux entre le 17e et le 19e siècle. Mais sa rénovation complète laisse aussi davantage de place aux débuts de la cité. Visite de ces premières salles qui méritent le détour.

Enfin ! Les amoureux de l’histoire de France en général et de Paris en particulier vont retrouver l’un des musées emblématiques de la ville de Paris, le , qui était fermé pour travaux depuis plus de quatre ans.

La scénographie, entièrement nouvelle, est désormais chronologique, présentant les collections de la préhistoire à l’incendie de Notre-Dame. Ce sont quelque 3.800 œuvres qui sont présentées au public, tous supports confondus – avec notamment l’arrivée de photographies jusqu’alors absentes de l’accrochage. Dont, choix original, un dixième environ à hauteur d’enfant. Objectif : que la sortie puisse être familiale, avec des différents niveaux de lecture sur les cartels et les panneaux. Si l’essentiel de la collection est consacré aux 17e, 18e et 19e siècle, le nouveau parcours a permis d’agrandir la section consacrée à la préhistoire et d’introduire pour la première fois deux salles consacrées au Moyen-Age. Ces nouveaux espaces, situés au sous-sol, démarrent le parcours chronologique. "Nous les avons voulus plus pédagogiques et centrés sur les objets, explique Sylvie Robin, conservatrice en chef du patrimoine. Et surtout, nous sommes partis des fouilles pour montrer que le musée est aussi le reflet de l’actualité archéologique." Un choix qui commence dès la première vitrine. Elle présente les objets qui ont permis d’attester pour la première fois d’une présence humaine au Mésolithique (-9000 à -5000 ans) dans ce que l’on appelle aujourd’hui le Paris "intra-muros". Il s’agit d’objets découverts lors de au sud-ouest de Paris (à proximité de l’actuel héliport).

Les premiers chasseurs-cueilleurs à Paris

En particulier, des silex taillés pour servir d’armatures de flèches. "L’ensemble permet d’illustrer le fait que les chasseurs-cueilleurs de l’époque confectionnaient leurs outils, chassaient et travaillaient leur gibier sur un seul et même site" explique Sylvie Robin. On découvre aussi un fac-similé de fragment de mâchoire. L’original est en cours d’étude au dépa[...]

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