"Un soulagement": la mère de deux enfants contaminés par une pizza Buitoni se félicite de l'ouverture d'une information judiciaire

Stéphanie Vuidot, dont les deux enfants ont été contaminés par une pizza Buitoni, le 13 mai sur BFMTV. - Capture d'écran BFMTV
Stéphanie Vuidot, dont les deux enfants ont été contaminés par une pizza Buitoni, le 13 mai sur BFMTV. - Capture d'écran BFMTV

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Le parquet de Paris a annoncé jeudi l'ouverture d'une information judiciaire pour homicide involontaire sur une personne, blessures involontaires à l'égard de 14 autres, dans le cadre des investigations sur le scandale des pizzas Buitoni contaminées par la bactérie E. coli. Stéphanie Vuidot, dont deux des enfants sont tombés gravement malade après avoir consommé une pizza de la marque appartenant au groupe Nestlé, a exprimé sur BFMTV ce vendredi son "soulagement".

"C'est un soulagement. Un énorme soulagement pour nous, notre famille, et pour toutes les victimes qui ont traversé ce que l'on a traversé. Je pense à toutes les familles qui ont dû subir cela et notamment à celles qui ont perdu un enfant. C'est un terrible drame", a-t-elle exprimé.

Des premiers signalements en février

La chronologie du drame remonte au début de l'année. En février, les autorités sanitaires avaient été alertées par une recrudescence de cas d'insuffisance rénale chez de nombreux enfants, en lien avec une contamination à la bactérie E. coli. C'est à cette époque que les enfants de Stéphanie étaient tombés malades, après avoir consommé une pizza Buitoni le 11 février.

Mais ce n'est que le 18 mars que Nestlé avait annoncé le retrait des pizzas incriminées, appartenant à la gamme Fraîch'Up, avant que les autorités sanitaires n'établissent un lien entre les pizzas et les infections le 30 mars. Au total, 56 personnes ont été contaminées, dont deux sont mortes.

L'ouverture d'une information judiciaire jeudi fait suite à l'enquête préliminaire en cours depuis le 22 mars. Des perquisitions ont été réalisées le 13 avril dans une usine de Caudry (Nord) et au siège du groupe Nestlé dans les Hauts-de-Seine. Trois mois après la contamination de ses enfants, Stéphanie Vuidot reconnaît que la saisie de l'affaire par la justice à "un peu tardé". Mais elle craint surtout de devoir à nouveau faire face à ce qui a été un "énorme traumatisme".

"Ça va être une autre étape", a-t-elle déclaré sur BFMTV.

De graves lésions aux reins

La mère de famille est encore sous le choc de la grave maladie qu'ont développé ses deux enfants après avoir consommé une simple pizza. Chez les plus jeunes, la bactérie E. coli, dont l'origine est située dans le tube digestif des ruminants, provoque de graves complications rénales. L'état de santé des enfants de Stéphanie n'est d'ailleurs toujours pas revenu à la normale.

"De toute façon avec cette maladie on le sait, même si les fonctions rénales reviennent, les lésions aux reins sont bien présentes, et une insuffisance rénale chronique peut revenir à l'âge adulte. On va vivre dans l'angoisse encore un grand moment je pense", précise-t-elle.

Avec l'ouverture dorénavant de la séquence judiciaire, elle espère que "l'affaire soit mise au clair", et que "tous les torts soient reconnus". Mais surtout, qu'un tel scandale ne se reproduise plus.

"Pour toutes les familles, c'est un immense traumatisme ce que l'on a traversé. Je ne le souhaite à personne. J'aimerais que ces grandes entreprises à qui l'on fait confiance, nous consommateurs, ne puisse plus faire subir ça à des familles entières comme l'épidémie qu'on vient de connaître", espère-t-elle.

Article original publié sur BFMTV.com

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