"Je suis soulagée qu’il soit mort": la mère du fugitif des Alpes-Maritimes témoigne

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Un hélicoptère Puma survole Gréolières (Alpes-Maritimes), à la recherche de l'homme suspecté d'un féminicide le 19 juillet 2021. - Nicolas TUCAT © 2019 AFP
Un hélicoptère Puma survole Gréolières (Alpes-Maritimes), à la recherche de l'homme suspecté d'un féminicide le 19 juillet 2021. - Nicolas TUCAT © 2019 AFP

"J’ai perdu ma chair." Quelques heures après la découverte du corps, la mère de Marc Floris, le fugitif retrouvé mort à Gréolières (Alpes-Maritimes) ce mardi, a fait part de sa douleur auprès de nos confrères de TF1. Anne-Marie Floris a également évoqué une forme de soulagement, après l'acte violent dont il était accusé, étant soupçonné d'avoir tué son ex-compagne.

"Une vie pour une vie" 

Mardi, le procureur adjoint de Draguignan, Guy Bouchet, a confirmé que le corps retrouvé à Gréolières en début d'après-midi était bien celui de Marc Floris, 33 ans. L'homme, salarié d'une entreprise de travaux publics, était traqué depuis dimanche, après la découverte du corps sans vie de Doriane Ragon, 32 ans, tuée par balles devant le portail de sa résidence du Plan-de-La-Tour, sur les hauteurs de Saint-Tropez.

"J’ai perdu un fils, j’ai perdu ma chair, j’ai perdu mes tripes, mais je suis soulagée qu’il soit mort", affirme la mère de l'intéressé, avant de se justifier:

"Il a enlevé la vie, et c’est une vie avec une vie, une vie pour une vie. Je n’aurais pas pu concevoir que Doriane soit morte et pas lui. Et lui n'aurait jamais pu survivre à ça."

Identifié par les enregistrements des caméras de vidéosurveillance de la résidence et l'analyse technique du téléphone de la victime, Marc Floris avait bien eu "une relation sentimentale" avec la victime, mais celle-ci avait "duré fort peu de temps", a fait savoir le procureur adjoint de Draguignan. 

"Marc buvait, mangeait, vivait Doriane" 

Dans le cadre de leur relation, "la victime avait déploré le caractère relativement harcelant de celui qui fut son compagnon", a précisé le magistrat.

"Ça fait longtemps que je ressentais une très grosse angoisse, quelque chose qui n’allait pas", confirme sa mère. "Marc buvait, mangeait, vivait Doriane, en un laps de temps de deux mois. Je savais que c’était très fragile et en même temps peut-être dangereux."

Suicide, accident? Il est "trop tôt" pour donner les circonstances de la mort, selon le représentant du parquet, qui s'est refusé de se prononcer sur telle ou telle piste.

À Plan-de-la-Tour, où vivait Doriane Ragon, l'heure est au recueillement. Un hommage silencieux aura lieu à 18 heures ce mercredi, en accord avec la municipalité et la famille, rapporte France Bleu Provence. La victime laisse derrière elle une fillette de 11 ans, à qui Anne-Marie Floris adresse un message: "Mon cœur saigne pour la petite Zoé."

Article original publié sur BFMTV.com

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