Souhaiter la mort de quelqu’un ? Un désir pas si isolé au Royaume-Uni

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Souhaiter la mort d'un proche, se réjouir du décès de quelqu'un... L'enquête fait la part belle aux sentiments les plus sinistres.
Souhaiter la mort d'un proche, se réjouir du décès de quelqu'un... L'enquête fait la part belle aux sentiments les plus sinistres.

Accident de voiture, arête de poisson coincée dans la gorge, crise cardiaque? Alison a élaboré 1 001 scénarios pour se débarrasser de son ennuyeux et encombrant mari. « Je pensais que sa mort serait la meilleure des issues [?] J?aurais été libre et tout le monde aurait eu de la peine pour moi », confie-t-elle aujourd?hui au Guardian. Le salut d?Alison, et donc celui de son époux, qui aura senti le souffle de la grande faucheuse sur sa nuque, est venu d?un divorce on ne peut plus classique. Comme Alison, un tiers des Britanniques a très sérieusement souhaité la mort d?un de ses proches, comme le révèle une étude menée par YouGov et relayée mercredi 6 octobre 2021 par le célèbre quotidien anglais. Plus inquiétant encore : les trois quarts de ces individus confessent n?avoir aucune culpabilité vis-à-vis de ces pensées aussi morbides qu?extrêmes.

Cette vaste enquête interroge plus généralement le rapport des Britanniques avec la mort. Son enseignement principal : le sujet n?est pas tabou. Loin de là. « L?enquête illustre l?idée fausse selon laquelle les gens ne veulent pas parler de la mort. Ils le font, c?est un sujet qui les intéresse », confirme John Troyer, chercheur au Center for Death and Society à l?université de Bath, située dans le sud du Royaume-Uni. Ainsi, 75 % des sondés assurent être à l?aise lorsqu?il s?agit d?évoquer leur propre mort. Un Britannique sur dix penserait quotidiennement à sa disparition ou à celle des autres et 20 % y songeraient au [...] Lire la suite

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