Soudan : Omar el-Béchir prochainement devant la CPI ?

Par Viviane Forson (avec AFP)

Le Conseil souverain, organe de transition au pouvoir au Soudan, se dit prêt à livrer ceux que la CPI réclame. Parmi eux figure le président soudanais Omar el-Béchir, renversé en avril 2019 et recherché depuis 10 ans par la justice internationale.

JUSTICE. Même si les autorités et les rebelles du Darfour se sont entendus pour que l'ancien dictateur soit remis à la justice internationale, la question divise.


La décision des autorités soudanaises de transférer l'ex-président Omar el-Béchir à la Cour pénale internationale (CPI), qui siège à La Haye pour poursuivre les plus graves crimes internationaux commis depuis 2002 continue d'interroger. En effet, poursuivi depuis 2009 par la justice internationale sur des accusations de crimes contre l'humanité dans le cadre du conflit au Darfour, Omar el-Béchir a toujours déjoué les tentatives d'arrestation tant qu'il était au pouvoir. Et ce, tout en se rendant dans plusieurs pays africains, mais aussi en Syrie et en Russie, faute de coopération entre les États. Mais cette fois, le gouvernement de transition a reçu ce qui semble être un accord de principe après des pourparlers de paix avec les rebelles du Darfour pour présenter tous les acteurs recherchés dans cette guerre meurtrière dont a été le théâtre cette région tourmentée de l'ouest du Soudan. « Ceux qui ont été accusés par la CPI doivent y aller », a affirmé Mohamed al-Taayichi, membre du Conseil souverain soudanais, dans un communiqué. « L'un d'entre eux est el-Béchir et (il y en a) trois autres », a-t-il ensuite précisé lors d'une conférence de presse dans la capitale du Soudan du Sud, Juba.

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Relancer un processus au point mort

La décision des autorités de Khartoum permet de relancer une procédure au point mort. Une respiration pour la justice internationale qui a connu de nombreux échecs ces dernières années. Car, il faut rappeler que la procureure de la Cour pénale internationale, Fatou Bensouda, avait dû suspendre le dossier il y a deux ans, faute de coopération des pays africains qui ont pourtant ratifié le traité de la juridiction internationale. En revanche, le mandat d'arrêt contre Omar el-Béchir (...)

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