Soudan: la libération des prisonniers se fait toujours attendre

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Les prisonniers politiques seront libérés sous « trois jours », avait dit vendredi le général al-Burhan. Au troisième jour de cette déclaration, il n’y a toujours eu aucune libération. Les promesses du général putschiste envers le pouvoir civil ont été nombreuses depuis le coup d'tat du 25 octobre, mais leurs effets n'ont que rarement été observées.

Levée de l'état d'urgence, dialogue avec les civils et libération de prisonniers arrêtés ces cinq derniers mois... Les mots du général Abdel Fattah al-Burhan se voulaient ouverts en direction de la société civile, mais la chercheuse et directrice du think tank soudanais Insight stratégy partners, Kholood Khair, n'y croit pas. « Pour l’instant, on nous a dit que Burhan allait prendre des mesures pour rebâtir la confiance avec les civils, mais il a déjà utilisé exactement les mêmes mots par le passé, sans jamais passer aux actes », estime-t-elle.

Pour établir des négociations avec les militaires, les civils demandent des garanties et des preuves. Plusieurs centaines de personnes ont été arrêtées depuis le 25 octobre, dont des responsables et dirigeants politiques civils de premier plan, mais aussi de simples manifestants.

« Le problème pour Burhan actuellement, c'est que l’un des prisonniers est un enfant de 17 ans, Mohammed Adam, accusé d’avoir tué un brigadier. D’une part l’accusation est très floue et la plupart des gens n’y croit pas, d’autre part la mère de Mohammed a pris la parole pour dire que son fils avait été torturé. Alors depuis, la pression s’est accrue pour sa libération car non seulement c’est un enfant, mais le Soudan a récemment signé la Convention internationale contre la torture », rajoute la directrice du think tank.

En attendant un potentiel dialogue, les manifestations de la société civile se poursuivent à Khartoum et dans le reste du pays.

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