Soudan : el-Béchir parti, le pays entre dans une nouvelle ère politique

The Conversation
"Le Soudan a une chance unique de s’engager sur la voie de la réconciliation en rassemblant les représentants de l’opposition et ce qui reste de l’ancien régime", déclare le chercheur David E. Kiwuwa. Pour The Conversation, il fait le point de la situation.

Les deux dernières semaines ont été décisives pour la gouvernance de l’Afrique en général, et plus particulièrement pour sa transition démocratique. La jeunesse algérienne a contraint le président perpétuellement "absent", Abdelaziz Bouteflika, 82 ans, à capituler après 20 ans au pouvoir.

Le président soudanais Omar el-Béchir, 75 ans, a, quant à lui, été rapidement évincé. Sa chute survient près de 30 ans après le coup d’État militaire qu’il a mené en avril 1989.

Au cours des dernières années, el-Béchir avait surmonté un certain nombre de crises politiques et de difficultés qui avaient mis en péril sa présidence.

On a d’abord pensé qu’il résisterait une fois de plus à cette nouvelle vague de protestations, mais cette crise s’est révélée sans précédent. Alors que les précédentes révoltes étaient matées brutalement, à la faveur de l’arrestation des chefs de l’opposition et dans le cadre d’une vaste répression, ce mouvement insurrectionnel a persisté, malgré la violente répression du régime qui, selon certaines informations, aurait provoqué la mort de 60 personnes.

Cette fois, le déclencheur de la crise – la mauvaise santé économique du pays – a fait écho aux préoccupations de la rue. À cela s’est ajoutée la ténacité dont a fait preuve l’Association professionnelle soudanaise qui a mis en place une organisation très structurée pour les manifestations. Autre (...)

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