Soso Maness : qui est le rappeur qui a fait polémique à la fête de l'Humanité ?

·3 min de lecture
Le rappeur Soso Maness

Le rappeur marseillais a fait parler de lui en lançant un slogan anti-police à la fête de l'Humanité, ce week-end.

"Tout le monde déteste la police". En lançant ce slogan vendredi soir à la fête de l'Humanité, le rappeur Soso Maness a fait parler de lui au-delà de la scène musicale. Les propos du Marseillais de 34 ans, repris par une partie du public, ont été condamnés par le ministre de l'Intérieur.

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Né à Marseille, Sofien Hakim Manessour, connu désormais sous le pseudo de Soso Maness, n'en est pas à sa première punchline lancée en direction des forces de l'ordre. Quelques instants avant de lancer le slogan qui fait polémique, Soso Maness dénonçait le film Bac Nord de Cédric Jimenez comme étant "un film de merde". 

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Un habitué des punchlines envers la police

Le film, accusé par certains d'être pro-police, revient sur l'affaire de la Bac Nord de Marseille, en prenant le point de vue des policiers. Toujours en instruction, cette affaire implique 18 policiers de la brigade anti-criminalité du Nord de Marseille déférés en correctionnelle pour trafic de stupéfiants et racket en bande organisée.

Une défiance vis-à-vis des forces de l'ordre qui se ressent dans certains de ses titres, comme Interlude ou Fuck Up. "J'suis pourri comme un membre de la BAC Nord qui déboule dans ton tieks (quartier, ndlr) et tire au flash-ball", "Fuck la police, fuck le 17, fuck la douane volante, go-fast sur la A7".

"Je vois les injustices de la police depuis que je suis tout petit"

Une position vis-à-vis des forces de l'ordre qu'il expliquait dans les colonnes de La Provence en 2020. "Je vois les injustices de la police depuis que je suis tout petit. (...) En tant que rappeur, je me dois de raconter, de faire passer le message. C'est réel. Je relate la vérité. Après, je le répète, je suis aussi pourri qu'un de ces mecs de la BAC Nord. Je pense que le problème est plus profond que le racisme : les formations sont mal faites, on forme des policiers à la chaîne", expliquait-il.

S'il parle de la police, c'est aussi qu'il a eu à s'y frotter. Soso Maness grandit dans le XIVe arrondissement de Marseille, et quitte l'école après la 3e, à l'âge de 15 ans. "Veilleur, guetteur, dealer, gérant... Il passe par tous les postes et voit l’argent couler à flots", avant de faire plusieurs allers-retours en prison, rapporte le Mouv dans un article consacré au rappeur en pleine ascension.

Des positions tranchées

Mais ses prises de position ne se limitent pas à la police. Dans la chanson "Bilal", il critique le sort réservé aux migrants.

Des prises de position tranchées qui ne sont pas incompatibles avec réussite. Son plus grand succès, il le doit au collectif marseillais "13 organisé" avec "Bande Organisée" au titre évocateur, et au succès incontestable, au point d'être parodiée par Jean-Luc Mélenchon sur Tiktok.

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Près de 350 millions de vues sur Youtube, presque 150 millions d'écoutes sur Spotify, et onze semaines consécutives à la première place des singles en France. Son titre suivant, Petrouchka, en duo avec PLK, se place aussi en tête.

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