SOS pour l'hôpital public : « Les soignants se prescrivent des antidépresseurs »

Baptiste Giroudon / Paris Match

Des infirmières aux patients et aux chirurgiens, tous se mobilisent pour l'hôpital public, une institution qui fonctionne en sous-régime.

Au CHU d’Orléans, où plus de 90 % des paramédicaux sont en arrêt maladie, les urgences adultes tournent au ralenti. « Et en pédiatrie, constate le Dr Stéphane Perdereau, c’est la misère. Nous avons perdu trois postes de médecin et, pourtant, on déborde d’activité et la médecine de ville est submergée. Nous accueillons des enfants diabétiques en acidocétose dans des états dramatiques, ces situations nous pètent à la tronche. Nos tutelles locales sont complètement atones. L’hôpital n’étant plus attractif, il ne sait plus recruter et n’a pas anticipé le vieillissement d’une population requérant de plus en plus de soins. »

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À Grenoble, les urgences ferment par intermittence. En Bretagne, la situation est également catastrophique. À Rennes, un infirmier syndicaliste confie : « Nous sommes rincés, désabusés, et certains sont en burn-out. À effectifs constants, nous enregistrons plus de 200 entrées par jour aux urgences adultes à Pontchaillou, au lieu de 150 il y a deux ans. » Quant aux urgences pédiatriques de l’hôpital Sud, le personnel peine à faire face au flux de petits patients. Marseille cherche désespérément infirmiers, puéricultrices, manips radio et, là encore, du personnel pour les urgences. Au Mans, à Pontarlier, à Metz, le plan blanc synonyme de réquisition de soignants a dû être activé.

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Paris, à présent. À Bichat , le service de référence spécialisé dans les AVC est fermé à 80 %, « comme 50 % des lits d’AVC en Île-de-France, et tout le monde s’en fout », confie, dépité, Pierre Amarenco, chef du service neurologie. À Necker, l’une des institutions françaises de la pédiatrie, 20 %(...)

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