SOS Amitié : les jeunes de plus en plus touchés par la solitude

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23 janvier, journée mondiale des solitudes… Selon le dernier baromètre IFOP, près d’un Français sur cinq se sent toujours ou souvent seuls. Un niveau élevé comparé à celui enregistré en décembre 2020 pendant la crise du Covid et qui touche aujourd’hui de plus en plus de jeunes.

Dans les locaux de l’association SOS Amitié, trois ans après la crise sanitaire, les appels des 15-25 ans ne diminuent pas. "J’en ai marre", "j’ai peur", "de toute façon, moi je n’arriverai à rien", "on ne me croit pas", "on ne m’entend pas". Des paroles de jeunes que Zineb, 33 ans, bénévole depuis un an pour l’association SOS Amitié, a recueilli lors de ses permanences téléphoniques. D’après l’association, depuis la crise du Covid, 17% des appels viennent de jeunes de moins de 25 ans. Un chiffre considérable rapporté à la population française. "Et ce chiffre n’a pas baissé depuis la fin de la crise sanitaire", précise Laurent Le Boterve, président de S.O.S Amitié Paris Île-de-France.

Un enjeu de santé publique

Les sujets des appels sont multiples mais "celui du suicide revient beaucoup plus souvent chez les jeunes que chez les autres appelants", affirme Zineb. "Les jeunes évoquent évidemment la solitude, l’inquiétude par rapport au futur, l’inquiétude par rapport à ce qu’ils vivent dans le présent avec leurs familles, à l’école, …" Et parmi les moins de 25 ans, une nouveauté préoccupante : la solitude de jeunes mineurs. "Des adolescents principalement", décrit Zineb. "Ce n’est absolument pas majoritaire", poursuit-elle, "mais on remarque quand même une hausse de ces appels-là. C’est quelque chose d’inquiétant pour l’association et c’est quelque chose qu’il faudra creuser par la suite."

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