Sortie DVD La Folle histoire de Max et Léon : "Je suis complètement fan d'Indiana Jones"

Brigitte Baronnet - Propos recueillis le 26 août 2016

Allociné : Une première question sur le genre du film. La Folle histoire de Max et Léon est un film d'aventures et d'époque. Pour un premier long métrage, on peut dire que c'est assez "couillu" de faire ça. Etait-ce pour vous mettre une difficulté supplémentaire, en plus de passer du format télé au cinéma ?

Jonathan Barré, réalisateur : Quand on cherchait un sujet de film, on cherchait vraiment quelque chose qui pour nous soit synonyme de cinéma. Comme on passait de la télé au cinéma, on trouvait qu’il fallait marquer assez fort notre passage au cinéma. Cette période est très cinématographique.
Déjà, on voulait être sur un film de genre. Comme on vient de la parodie, on essayait de trouver une idée sur un genre. On s’est rendu compte qu’on avait fait plein de sketchs autour de cette période et ce sont souvent des sketchs qu’on affectionnait vachement. Donc c'était assez évident de faire quelque chose sur cette période. On trouvait que c'était plus du cinéma que si on avait fait un truc sur des colocs à notre époque ! 

Est-ce que le film a été facile à produire?

Non, ça a été compliqué. Beaucoup de gens nous ont dit non et on a rencontré Alain Goldman qui lui a dit banco. C'est vrai qu'il fallait quelqu'un d'assez couillu en face. C'est un premier film plus compliqué que d'autres. C'était quand même un gros budget mais pas non plus énorme par rapport à toutes les scènes qu'il y avait à faire. Comme on vient de l'économie du "pas cher" avec le Palmashow, ça nous a bien servi pour réussir à rendre le film avec un bon look, en tout cas que ça ne fasse pas "cheap". 

Est-ce que vous pensez que cela aurait été plus facile à financer si vous aviez fait quelque chose de plus attendu de la part du Palmashow ?

Oui, on nous a demandé : pourquoi vous vous emmerdez à faire ça? Mais je trouve que ça aurait été très dur de nous distinguer de plein d'autres humoristes si on n'avait pas choisi un contrepied. 


Jonathan Barré avec Grégoire Ludig, Alice Vial, David Marsais et Julien Pestel

Le présenteriez-vous comme un film historique ? Une comédie d'aventure ?

Ce n'est même pas un film de guerre en fait. Ca a beau se passer en 39-45, on ne voit quasi jamais le front. C'est plus un film d'aventure, c'est un peu une épopée. Ils vont se balader dans plein de pays, différents, décors différents, rencontrer plein de personnages. C'est plus construit comme un film d'aventure. C'est presque un road movie. 

Quelles étaient les références que vous aviez en tête ? 

Il y en a pas mal. Je suis complètement fan d'Indiana Jones. Je n'ai pas pu m'empêcher de mettre un side-car ! Il y a évidemment La 7ème Compagnie, La Grande Vadrouille... Moi, je suis très Indiana Jones et Wes Anderson. 

Il y a aussi des parodies, comme Olivier de Carglass, ou ce que serait une sitcom dans les années 40. On a essayé quand même de mettre des références actuelles. Des références qui soient le reflet de notre société, mais dans le film d'époque pour que les gens se reconnaissent.


Il y a beaucoup de guests. Certains avaient déjà participé à de précédents sketchs. Est ce que ça s'est fait assez naturellement ? Comment ça s'est passé pour les faire venir ?

Pour la plupart, ce sont des amis. Pour nous, c'était important de retrouver les récurrents de nos sketchs. Pour que les gens retrouvent la bande qu'ils ont pu voir dans les sketchs, comme si c'était une famille. Il y a Julien Pestel, Kyan Khojandi, Baptiste Lecaplain. Même Florence Foresti avait fait quelques sketchs avec nous. On est très contents de l'avoir. Sébastien Thoen, Nicolas Marié... Et puis, on s'est entouré de quelques acteurs qui n'étaient pas dans nos sketchs : Bernard Farcy et Dominique Pinon. Mais mis à part eux, les autres sont quasiment tous dans nos sketchs.

Pensez-vous qu'il faut être fan du Palmashow pour avoir envie de voir le film ? 

Je n'espère pas ! J'espère que les gens qui n'ont jamais entendu parler du Palmashow iront voir le film. C'est en tout cas ce qu'on a essayé de faire. 

Le Palmashow au cinéma : "Le public verra très bien si jamais on a essayé de les arnaquer !"

Un dernier mot sur votre collaboration avec le Palmashow. Ca fait très longtemps que vous travaillez avec eux. Comment vous êtes vous rencontrés?

En fait, on vient du même village dans les Yvelines. Ils faisaient de la scène surtout et ils ont commencé à faire des vidéos dans leur coin. Je faisais des vidéos aussi. Au début, je me mettais en scène dans les vidéos, mais je me trouvais nul. J'ai cherché des acteurs à mettre en scène. On a une copine en commun qui nous a fait nous rencontrer. On n'a pas arrêté depuis ! 

>>> La folle histoire de Max et Léon de Jonathan Barré, avec David Marsais et Grégoire Ludig, maintenant disponible en DVD / Blu-Ray

Quand le Palmashow découvre le DVD de La folle histoire de Max et Léon...

 

En utilisant Yahoo vous acceptez les cookies de Yahoo/ses partenaires aux fins de personnalisation et autres usages