«Quand je sortais de chez lui, il faisait beau, comme si j’avais été à Tahiti»

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Témoignages sur une œuvre «toujours d’actualité»

Ils l’ont connu en chair et en os, ou ils ont été secoués par ses œuvres. «Si c’est pour parler de Topor, vous ne me dérangez pas du tout !» lance Laurent Gervereau, enthousiaste. Ils racontent leur rencontre avec lui, leur œuvre favorite et surtout comment on peut aimer Topor plus que jamais aujourd’hui.

Alexandre Devaux commissaire de l’exposition de la BNF, 39 ans

Une rencontre. Je suis tombé sur des anciens Hara Kiri chez Gébé. Ma première réaction a été de la répulsion face à des dessins que je ne comprenais absolument pas, imprimés sur du papier de mauvaise qualité. J’en ai parlé à mon professeur d’histoire de l’art, Bernard Tillier, qui, lui, adore Topor. Gébé m’a aussi raconté ses années Hara Kiri avec Topor et l’intimité de leur amitié. J’ai finalement fait mon mémoire de maîtrise sur les images du corps chez Roland Topor, puis mon DEA sur Guy Pellaert, un proche de ce dernier.

Pellaert m’a raconté qu’à son mariage, Topor lui avait offert un couple, une femme et un homme avec des gants de boxe… Quand j’ai rencontré Pajak en 2000 qui lançait Les Cahiers dessinés, je lui ai proposé un recueil sur Topor (1).

Une œuvre. J’aime tout Topor comme j’aime tout Gainsbourg, très proche, en innovation permanente. Ses dessins avec de la merde me font beaucoup rire. Plus c’est gênant, plus je le trouve culotté. J’aime bien le contraste de ces dessins plus esthétiques et doux avec ceux un peu maladroits, peut-être réalisés sous gueule de bois. L’idée et l’humeur sont aussi importants que la virtuosité. La vraie liberté, c’est de pouvoir faire des choses différentes et se permettre parfois une certaine négligence. C’est le luxe des génies.

Une modernité. A son époque, il était déjà anachronique. Topor a été popularisé comme un bon client des médias, mais son œuvre n’est pas grand public à part des coups collectifs comme Téléchat, Merci Bernard et la Planète sauvage. Son œuvre n’est pas prisonnière du temps. Pour moi l’humour, (...)

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