Sophie Adenot invite les jeunes filles à se lancer dans des carrières scientifiques

ESA newly recruited class of career astronaut, French Sophie Adenot, poses during a ceremony to unveil the European Space Agency new class of career astronauts in Paris on November 23, 2022. - ESA choose two women and three men from five different Western European countries out of more than 22,500 applicants. Adenot, 40, is an air helicopter test pilot with around 3,000 hours of flying experience. (Photo by Joël SAGET / AFP)
JOEL SAGET / AFP ESA newly recruited class of career astronaut, French Sophie Adenot, poses during a ceremony to unveil the European Space Agency new class of career astronauts in Paris on November 23, 2022. - ESA choose two women and three men from five different Western European countries out of more than 22,500 applicants. Adenot, 40, is an air helicopter test pilot with around 3,000 hours of flying experience. (Photo by Joël SAGET / AFP)

ÉGALITÉ DES CHANCES - Elle est la première astronaute française depuis plus de 20 ans et veut incarner un modèle possible pour les jeunes femmes. Sélectionnée mercredi 23 novembre au sein de la nouvelle promotion de l’Agence Spatiale Européenne (ESA), Sophie Adenot a délivré un message plein d’espoir aux jeunes filles qui hésitent à se lancer dans des carrières scientifiques.

« Vous avez toutes les raisons d’y croire », a-t-elle lancé, avant de continuer : « Il y a des choses magnifiques à faire, et il ne faut surtout pas se mettre de barrière. Il n’y a aucune raison de se sentir moins légitime. Les sciences et les technologies n’ont pas de genre. »

À 40 ans, cette ingénieure et ancienne officière de l’armée de l’air parle déjà 5 langues et a accompli la performance de devenir la première femme pilote d’essais d’hélicoptères. Aussi professeure certifiée de yogan, elle devient désormais astronaute, une première pour une Française depuis Claudie Haigneré, il y a 20 ans, qui est devenue à son époque la première européenne à aller dans l’espace.

Invitée du 13/14 de Bruno Duvic ce jeudi 24 novembre sur France Inter, Sophie Adenot est aussi revenue sur la symbolique de sa nomination et sur un rôle d’ambassadrice qu’elle embrasse volontiers : « Tout le monde a besoin de s’identifier. Dans mon parcours de scientifique, j’ai été très inspiré quand j’ai vu les spationautes français, qui étaient des hommes. Mais j’ai senti plus d’inspiration et de possibilité que ça puisse m’arriver un jour quand j’ai vu les parcours scientifiques féminins. »

Rôle de modèle

Selon la « néoastronaute », « une ambassadrice est une personne qui va pouvoir inspirer les jeunes gens. C’est pouvoir parler des sciences et de la technologie tout en faisant rêver. C’est cette petite touche de rêve qui fait que les gens vont accrocher. » Elle s’est d’ailleurs engagée à remplir pleinement ce rôle en faisant, par exemple, de nombreuses visites à l’école.

Et de mettre en application cette envie de transmettre en échangeant avec une jeune auditrice, Ina, âgée de 6 ans, au sujet de sa passion pour l’espace : « Je crois me souvenir, je devais avoir 8 ou 10 ans, et j’adorais regarder les étoiles, le ciel. C’est depuis que je suis enfant que j’en rêve. »

Pour justifier l’importance de sa nomination, elle donne aussi l’exemple de la spationaute italienne Samantha Cristoforretti : « Juste après son décollage, il y a eu une augmentation du nombre de femmes inscrites dans des parcours scientifiques. »

Sophie Adenot et cinq autres heureux élus ont été choisis par l’ESA parmi plus de 22 000 candidats, au terme d’un long processus de sélection (tests médicaux, psychologiques, entretiens…). Les entraînements commenceront en avril 2023 au Centre européen des astronautes à Cologne, en Allemagne.

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