La sonde Osiris-Rex aurait pu passer à travers l'astéroïde Bennu !

En 2016, la Nasa lançait sa mission Osiris-Rex en direction de l'astéroïde (101955) Bennu avec pour objectif principal d'y prélever un échantillon de son sol et de le retourner sur Terre. En effet, l'astéroïde intrigue : les scientifiques suggèrent que Bennu se serait formé il y a 4,5 milliards d'années, en même temps que la Terre et que les autres planètes du Système solaire. Certains chercheurs espèrent même y détecter la présence d'eau, ainsi que les signatures de molécules organiques.

Initialement localisé dans la ceinture principale dont il aurait été éjecté, Bennu appartient aujourd'hui à la famille des astéroïdes géocroiseurs Apollon — une famille regroupant les astéroïdes avec une orbite héliocentrique plus grande que celle de la Terre, mais avec une excentricité telle qu'elle lui permet de croiser l'orbite terrestre. Désigné comme un « astéroïde en tas de gravats », l'astéroïde, d'environ 500 mètres de diamètre, est représenté généralement par les scientifiques comme une collection sphéroïdale de fragments de roches et de débris.

La mobilité de ces particules millimétriques témoigne d'une faible adhérence des matériaux de surface, combinée à une gravité globale très faible

Un simple contact peut en dire beaucoup !

Mais les scientifiques, impatients, ne comptent pas attendre le retour de l'échantillon sur Terre prévu pour 2023 pour étudier Bennu : le simple contact entre la sonde et l'astéroïde en 2020, suivi par la caméra embarquée SamCam, regorge d'informations utiles.

D'après une nouvelle étude menée par le Southwest Research Institute, les images recueillies par SamCam montrent d'importantes perturbations sur le sol de l'astéroïde lors du contact avec la sonde, déplaçant et réorientant la quasi-majorité des particules visibles. La mobilité de ces particules millimétriques témoigne d'une faible adhérence des matériaux de surface, combinée à une gravité globale très faible.

Perturbations de la surface de Bennu au point d'échantillonnage. © Nasa Goddard

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