La sonde chinoise Chang'e 5 s'est posée sur la Lune

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La sonde chinoise Chang'e 5, destinée à collecter des échantillons de roches lunaires, s'est posée, mardi, "avec succès" sur la Lune, a annoncé l'agence de presse officielle Chine nouvelle.

Un grand bond pour le programme spatial chinois : la sonde Chang'e 5 s'est posée "avec succès", mardi 1er décembre, sur la Lune, une mission cruciale en vue d'envoyer des astronautes sur l'astre lunaire d'ici 2030.

Cette mission est la nouvelle étape du programme spatial chinois, qui avait frappé un grand coup, début 2019, en faisant atterrir un engin sur la face cachée de la Lune, une première mondiale.

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Du nom d'une déesse de la Lune selon la mythologie chinoise, la sonde Chang'e 5 avait quitté la Terre, mardi 24 novembre. La mission doit permettre de collecter environ deux kilos de roches lunaires, notamment en creusant le sol jusqu'à deux mètres de profondeur.

Ces échantillons seront prélevés dans une zone géologique bien plus jeune que lors des précédentes missions soviétiques et américaines. Ils devraient permettre d'ajouter des pièces supplémentaires au grand puzzle de l'histoire de la Lune. Le retour des roches sur Terre devrait intervenir début ou mi-décembre.

Un module composé de quatre parties

La sonde Chang'e 5 s'est "posée avec succès tard mardi sur la face cachée de la Lune", a indiqué l'agence de presse officielle Chine nouvelle. De son côté, la télévision publique CCTV a diffusé une courte séquence montrant le module spatial de 8,2 tonnes se poser sur le sol lunaire. Les responsables de la mission applaudissaient devant des écrans de contrôle.

Le module Chang'e 5 est composé de quatre parties : un orbiteur (qui restera en orbite lunaire), un atterrisseur (qui atterrira sur la Lune), un module de remontée (du sol vers l'orbite lunaire) et une capsule (de retour vers la Terre).

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Cette mission est la première tentative de rapporter des roches lunaires depuis la mission inhabitée Luna 24, menée avec succès par l'ex-URSS en 1976.

Mais à la différence du programme soviétique, où la sonde effectuait directement le trajet Lune-Terre après la collecte des échantillons, la Chine utilisera une méthode bien plus ardue. Les roches seront d'abord placées dans le module de remontée (qui devra regagner l'orbite lunaire), avant d'être transvasées dans la capsule de retour sur Terre.

Les États-Unis avaient également rapporté des échantillons lors de la mission habitée Apollo 17 (1972), mais ceux-ci avaient été directement collectés par les astronautes.

Des milliards investis dans son programme spatial

Cette ambitieuse opération permettra également au géant asiatique de tester de nouvelles technologies, cruciales en vue d'envoyer des astronautes sur l'astre lunaire d'ici 2030.

Ce n'est pas la première fois que la Chine lance un engin vers l'astre lunaire dans le cadre du programme Chang'e. Elle y a déjà fait atterrir deux petits robots téléguidés (les "Lapins de jade") en 2013 et 2019.

Le lancement de Chang'e 5 était initialement prévu pour 2017. Mais l'échec la même année d'un tir de la fusée Longue-Marche 5, indispensable à la propulsion de la sonde, avait conduit à son report.

La Chine investit des milliards d'euros dans son programme spatial, afin de rattraper l'Europe, la Russie et les États-Unis. Elle a envoyé son premier astronaute dans l'espace en 2003. Le géant asiatique vient par ailleurs d'achever en juin la constellation de son système de navigation Beidou, rival du GPS américain. Il prévoit également d'assembler une grande station spatiale d'ici 2022.

Avec AFP