Les sondages pour les européennes dans les 28 pays compilés en une carte

Alexandre Boudet

EUROPÉENNES - En France, il faudra attendre dimanche pour se rendre aux urnes. Mais le coup d’envoi des élections européennes a lieu dès ce jeudi 23 mai dans deux pays; d’autres suivront vendredi et samedi comme le montre la carte ci-dessous.

Avec les Pays-Bas, le Royaume-Uni lance ce scrutin alors même qu’il ne devait pas y participer. Mais comme le Brexit n’est pas effectif, les électeurs britanniques doivent passer par les bureaux de vote.

Les sondages laissent d’ailleurs entrevoir une sanction très forte contre la Première ministre Theresa May et le parti conservateur qui sont donnés autour de 10%. C’est l’europhobe Nigel Farage à la tête du tout nouveau Brexit Party qui arrive en tête de toutes les enquêtes, avec quasiment deux fois plus d’intentions de vote que les Travaillistes. 

L’infographie ci-dessous fait le point sur les sondages dans les 28 pays de l’Union européenne (retrouvez ici un zoom sur la France), sur la base d’une compilation réalisée par le site Politico. Le pays est coloré en fonction du parti qui est en tête des intentions de vote: bleu foncé pour le PPE (droite, LR), bleu clair pour l’ECR (conservateurs), rouge pour le PSE (gauche, PS), jaune pour l’ALDE (centre, LREM), noir pour l’EXD (extrême droite, RN) et gris pour les europhobes.

Sur cette base, il est possible de se projeter dans le futur hémicycle du Parlement européen. Il promet d’être plus émietté que jamais et pour la première fois, l’addition des sièges des deux grands partis (le PPE et le PSE de gauche) ne devrait pas suffire à obtenir la majorité. Le grand parti de droite pourrait perdre jusqu’à 50 sièges, tandis que celui de gauche est crédité d’environ 40 postes de moins.

Il faudra donc constituer des coalitions inédites pour choisir le futur président de la Commission mais aussi faire adopter les textes. Cela rend crucial le rôle du troisième groupe qu’Emmanuel Macron entend former au centre sur les cendres de l’ALDE (centristes libéraux). À moins que la montée des populistes...

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