Sondage : La popularité de Macron rattrapée par celle de Borne

Elisabeth Borne et Emmanuel Macron (ici le 18 juin lors d'une cérémonie d'hommage à la Résistance au Mont Valérien) peaufine le remaniement.
via Associated Press Elisabeth Borne et Emmanuel Macron (ici le 18 juin lors d'une cérémonie d'hommage à la Résistance au Mont Valérien) peaufine le remaniement.

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Elisabeth Borne et Emmanuel Macron (ici le 18 juin lors d'une cérémonie d'hommage à la Résistance au Mont Valérien) peaufine le remaniement.

POLITIQUE - C’est un joli départ, malgré les crises et les difficultés qui s’annoncent. Quatre mois après son arrivée à Matignon, Élisabeth Borne poursuit son ascension dans l’opinion. Ce vendredi 2 septembre, en pleine rentrée, elle obtient 28 % d’opinions favorables dans le baromètre YouGov pour Le HuffPost. Soit huit points de plus qu’en mai, lorsqu’elle a pris ses fonctions, où elle affichait un timide 20 %.

Emmanuel Macron lui est stable, avec 31 % d’opinions favorables, comme au mois d’août. Son discours de rentrée devant le conseil des ministres sur « la fin de l’abondance » ne semble donc pas lui porter préjudice, ni lui rapporter de gains de popularité. Il affiche désormais trois points d’avance sur la locataire de Matignon ; c’était six le mois dernier.

Les Français moins sévères avec Borne que Macron

Dans cette enquête réalisée les 29 et 30 août derniers, les Français jugent plus sévèrement l’action du président de la République par rapport à celle de sa Première ministre. Une majorité (61 %) se dit « défavorables » à l’action menée par Emmanuel Macron quand ils sont 45 % à déclarer la même chose sur Élisabeth Borne.

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Une cote de popularité qui la rapproche de son prédécesseur, Jean Castex, qui oscillait autour de 30 % d’opinion favorables et dont elle aura besoin pour affronter les obstacles de l’automne avec le délicat passage du Budget à l’Assemblée nationale où elle n’a pas de majorité, la crise énergétique et climatique qui s’invite avec fracas dans le quotidien des Français et l’inflation qui atteint directement leur portefeuille.

Son discours de « vérité » qu’elle entend tenir auprès des Français, ses passages médias plus nombreux qu’au démarrage et son « ouverture » à la taxation des superprofits y sont sans doute pour quelque chose.

L’ancienne ministre de l’Écologie cultive son style et son indépendance, comme lors de l’université d’été du Medef, le 29 août, au cours de laquelle elle a exhorté les entreprises à plus de « sobriété » et a répondu vertement au patron du Medef qui accusait l’État d’être le premier bénéficiaire de « superprofits ».

Il faudra scruter deux choses dans les prochains mois : si elle arrive à croiser sa courbe avec celle du président au point de le dépasser (comme ce fut le cas pour Édouard Philippe), ce qui constituerait un fait politique et si l’épreuve du budget au cours duquel elle sera peut-être amenée à utiliser l’arme du 49-3 ne vient pas mettre un coup d’arrêt à cette progression sans faute.

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À voir également sur Le HuffPost : La sobriété ou le rationnement, la mise en garde de Borne aux patrons

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