[Sondage] Les Européens plébiscitent la création d'une cryptomonnaie nationale dans leur pays

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Alors que l'Euro va fêter le 1er janvier prochain le 20e anniversaire de sa mise en circulation, quel est le rapport des Européens aux cryptomonnaies ?
Pour le savoir, Euronews a sondé l’opinion de milliers d’habitants de l’Union européenne dans 12 pays membres. Parmi eux, 10 pays (Allemagne, Italie, Grèce, Pays-Bas, Portugal, Espagne, France, Estonie, Lituanie et Lettonie) font partie de la zone euro, contrairement à la Pologne et à la Hongrie où leur monnaie nationale est toujours en vigueur.

Ainsi, dans l'ensemble de ces pays, une majorité de personne a répondu avoir entendu ou lu quelque chose sur les cryptomonnaies. L'Espagne (17 %) et la Pologne (15 %) sont les deux pays où la proportion de personnes interrogées déclarant avoir entendu parler "beaucoup" des crypto-monnaies est la plus élevée.

Des monnaies encore assez mal connues à l'exception du Bitcoin

La plupart des personnes interrogées ont indiqué ne pas connaître la majorité des cryptomonnaies citées dans le sondage (comme l'Ethereum, le Tether, le Doge, etc.), à l'exception très notable du Bitcoin, de loin, la plus connue.

Le Bitcoin est également la cryptomonnaie la plus fréquemment détenue.

S'agissant des principales raisons pour lesquelles les Européens ne possèdent pas de cryptomonnaies, les personnes interrogées avancent majoritairement le fait qu'elles ne connaissent pas les cryptomonnaies. Les Allemands sont les plus nombreux à avancer des problématiques environnementales pour justifier le fait de ne pas détenir de devises numériques.

Et s'agissant des personnes qui détiennent des cryptomonnaies, elles expliquent majoritairement leur choix par des perspectives de rendements élevés.

La proportion de personnes interrogées ayant déjà utilisé des cryptomonnaies pour acheter des biens et des services varie de 7 % aux Pays-Bas à 15 % en Pologne, soit environ un Européen sur dix ayant déjà utilisé des cryptomonnaies comme moyen de paiement.

Une majorité de personnes interrogées se sont aussi prononcées en faveur de la création d'une cryptomonnaie nationale, à l'exception notable des Pays-Bas, où une majorité de personnes ont répondu être opposées ou totalement opposées à une telle création.

Plus globalement concernant les cryptomonnaies déjà existantes, une grande majorité de personnes se sont prononcées – jusqu'à 51% chez les Grecs et 37% des Français – pour que ces devises numériques soient régulées par leur gouvernement national et non par les institutions européennes. A l'inverse, 44% des Portugais et 43% des Espagnols ont majoritairement indiqué préférer que ce soit l'UE qui s'occupe de la régulation des cryptomonnaies.

Quid de intervention européenne sur la finance et de l'économie en général ?

Majoritairement, les Européens qui ont répondu à notre sondage – de 49% en Hongrie à 76% aux Pays-Bas – affirment que les réglementations financières devraient être déterminées par les gouvernements nationaux des États membres. Inversement, un quart des sondés estiment que les réglementations financières devraient être déterminées par l'UE.

Les opinions diffèrent considérablement d'un pays à l'autre en ce qui concerne l'opportunité de l'intervention de l'UE et de la Banque centrale européenne (BCE) dans leurs économies nationales. Ainsi 61 % des Grecs estiment que l'UE et la BCE interviennent trop, ce qui s'explique par le douloureux souvenir de la crise financière de 2008 où ce pays a dû lourdement réformer son économie pour recevoir un plan d'aide sous l'égide des pays de la zone euro, ainsi que du FMI. En comparaison, ce pourcentage s'établit à 19 % en Lituanie et à 22 % Espagne.

En France, pays où les habitants ont toujours été partagés depuis le référendum sur Maastricht, les personnes ayant participé à ce sondage ont indiqué ne pas avoir d'opinion sur la question à 34%, les sondés estiment que l'UE et la BCE agissent de manière adéquate à 24% et, à l'inverse, que les institutions européennes interviennent trop à 23% .

Ce sondage a été réalisé à notre demande par l'institut de sondage britannique Redfield & Wilton Strategies.

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