SONDAGE BFMTV - Présidentielle: Marine Le Pen progresse et creuse l’écart avec Eric Zemmour, en baisse

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Eric Zemmour et Marine Le Pen.  - AFP - BFMTV.com
Eric Zemmour et Marine Le Pen. - AFP - BFMTV.com

Les dynamiques s'affinent à six mois de la présidentielle. Notre sondage Opinion 2022, réalisé par Elabe pour BFMTV et L'Express avec notre partenaire SFR, diffusé ce mercredi, a exploré les intentions de vote de l'électorat appelé à se prononcer en avril prochain.

Il en ressort qu'Emmanuel Macron fait toujours figure de favori, dominant les projections du premier comme du second tour, mais Marine Le Pen, solide deuxième, le talonne de plus près dans les estimations concernant la première manche. Elle resserrerait même l'écart lors de la seconde. Autre bonne nouvelle pour la prétendante du Rassemblement national: la cote de son rival Eric Zemmour se tasse nettement.

Derrière eux, l'aura des différents représentants possibles de la droite testés ne décolle pas aux yeux du panel interrogé et les candidats de gauche ne parviennent pas à atteindre la barre des dix points.

Le Pen se renforce, Zemmour recule

Dans cette nouvelle enquête d'opinion, Elabe a proposé cinq scénarios différents à ses interlocuteurs, pour chacun des candidats sollicitant l'investiture de la droite au prochain congrès de LR du 4 décembre: Xavier Bertrand, Valérie Pécresse, Michel Barnier, Eric Ciotti et Philippe Juvin. Le nom d'Eric Zemmour figurait dans les cinq schémas envisagés.

Ces projections ont toutes fait apparaître le même palmarès, avec un Emmanuel Macron pour lequel les intentions de vote varient entre 25 et 27%, ce qui représente selon les cas une stabilité par rapport à la précédente mesure en date du 11 novembre ou une décote de deux points. Derrière lui, Marine Le Pen semble ragaillardie dans ce premier tour hypothétique: elle est jaugée entre 20 et 22%, gagnant de 2 à 4 points. Eric Zemmour décroche quelque peu: son score balance entre 12 et 15%, entre stabilité par rapport à l'étude parue il y a deux semaines et chute de deux points.

Le socle prêté à Marine Le Pen doit beaucoup aux 25-34 ans dont elle attire à cette heure 30% des suffrages possibles, un bonus de cinq points. Elle est aussi le premier choix des ouvriers dont elle recueille 40% des intentions de vote et perce auprès de la ruralité, avec une mesure établie à 27%. Emmanuel Macron, lui, plaît aux cadres et professions intermédiaires (28 et 27% respectivement) et aux 65 ans plus (27%).

La droite ne décolle pas, la gauche fait pire

Côté LR, l'état des forces actuel n'est guère brillant. Xavier Bertrand? 13%, soit le même niveau qu'au 11 novembre. Valérie Pécresse et Michel Barnier? Tous deux estimés à neuf points, à ceci près qu'il s'agirait d'une décrue de deux crans pour la première et d'un surplace pour le second par rapport au précédent sondage. Eric Ciotti et Philippe Juvin ne séduiraient quant à eux que 5% et 3% du panel respectivement.

L'hémisphère gauche est plus sinistré encore. Jean-Luc Mélenchon fait la course en tête mais avec seulement 9% des voix exprimées, entre stabilité et gain d'un point supplémentaire. Yannick Jadot se situe dans les mêmes eaux (de 8 à 9%). La candidate socialiste Anne Hidalgo ne sort pas des difficultés: sa mesure hésite entre 4 et 5%, soit un affaissement de deux points. Le communiste Fabien Roussel conserve jalousement ses 2% hypothétiques et Arnaud Montebourg ne quitte pas les parages allant de 1 à 3%.

Trois points de plus pour Marine Le Pen dans l'hypothèse d'un second tour

Sur sa lancée, Elabe a invité son public à départager dans un second tour fictif les qualifiés du premier. Et Marine Le Pen, toujours distancée par le sortant, réduit cependant l'écart. Elle se rapproche de trois points, à 45%, tandis qu'Emmanuel Macron, 55%, recule d'autant.

Il faut noter que si 56% (un chiffre stable) des sondés ont assuré à l'institut de sondage qu'ils étaient sûrs de voter à la présidentielle, et que 23% (en baisse d'un point) l'envisagent "sérieusement", plus d'un tiers des citoyens certains de se déplacer jusqu'aux urnes en avril prochain ont également reconnu ne pas l'être de leur choix et pouvoir en changer.

À ce stade, la volatilité joue encore son rôle de trouble-fête à plein, laissant les candidats espérer se refaire et ménageant aux fortunes du jour une possibilité de s'effondrer encore.

Article original publié sur BFMTV.com

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