Sommet virtuel pour l'urgence climatique : qui promet quoi ?

Céline Deluzarche, Journaliste
·2 min de lecture

Quarante chefs d'État et de gouvernement ont participé jeudi au premier sommet international virtuel sur le climat. Lors de son discours d’ouverture, Joe Biden s’est fixé de nouveaux objectifs de réduction de gaz à effet de serre et a exhorté les autres pays à « suivre l’exemple américain » au nom d’un « impératif moral et économique ». La plupart des participants n’avaient toutefois pas attendu le président américain pour renforcer leurs engagements. Alok Sharma, le président du Sommet sur le climat de la COP26, a salué les progrès réalisés depuis un an mais a appelé les nations à « s’expliquer » sur la façon dont les pays comptent atteindre leurs objectifs, qui rappelons-le ne sont soumis à aucune contrainte.

États-Unis

Joe Biden l’avait promis : les États-Unis ont réintégré l’Accord de Paris sur le climat le 19 février dernier. Mais il est allé beaucoup plus loin lors de ce sommet, avec la promesse de réduire de 50 % à 52 % les émissions de gaz à effet de serre du pays d’ici 2030, avec un objectif de neutralité carbone en 2050. Fin mars, son administration avait présenté un vaste plan d’infrastructures de 2.000 milliards de dollars destiné à réduire la dépendance des États-Unis aux énergies fossiles, avec notamment le développement de lignes de train à grande vitesse, des incitations fiscales en faveur des voitures électriques ou le déploiement de bornes de recharge. Mais il prévoit aussi la construction de routes et de ponts et il n’est pas du tout certain qu’il sera suivi par les Républicains en cas de changement de majorité.

Chine

La Chine n’a pas annoncé de nouvel engagement pour 2030 mais a réitéré sa promesse d’atteindre la neutralité carbone en 2060, un objectif jugé très ambitieux par de nombreux experts. Selon le Global Times, les émissions de dioxyde de carbone chinoises culmineront en 2030 à 7,5 tonnes par habitant, bien en deçà du pic américain atteint en 2007 avec 19,9 tonnes. D’ici-là, la part du charbon dans la production énergétique reculera de 49...

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