Sommet sur la sécurité de Shangri-La: Pékin menace, mais veut éviter les remous

La Chine répète qu'elle entend se « battre jusqu'au bout », pour empêcher Taïwan de déclarer son indépendance. C'est ce qu'a déclaré le ministre de la Défense chinois, Wei Fenghe, lors de son discours ce dimanche 12 juin au sommet sur la sécurité de Shangri-La, à Singapour, et ce, alors que la guerre en Ukraine a remis Taïwan au centre de l'attention internationale.

Avec notre correspondant à Pékin, Stéphane Lagarde

Le ton est monté entre Pékin et Washington, lors du sommet de Shangri-La, plus important sommet pour la sécurité en Asie organisé à Singapour. En cause, la question épineuse de Taïwan, cet archipel démocratique de 23 millions d'habitants revendiqué par la Chine communiste.

Ce n'est pas le discours de la Chine qui a changé, c'est le contexte, rappelle régulièrement Pékin. Dès vendredi, la délégation chinoise aurait affirmé être prête à se « battre jusqu'au bout », en cas de déclaration d'indépendance de Taïwan.

La Chine, en position de victime, se défend face à une politique des « blocs exclusifs ». Une allusion aux groupements de sécurité initiés par Washington dans la région, comme le pacte Aukus ou encore le Quad, une politique de « la confrontation » aussi, qui s'opposerait à la vision « pacifique » de Pékin. La Chine ne ferait que défendre sa souveraineté, affirme encore le ministre de la Défense.

Privilégier une réunification pacifique


Lire la suite

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles