Sommet de l’Otan : « C’est la première fois que la Finlande rejoint une alliance de défense depuis 1945 »

© AFP

La guerre en Ukraine a transformé les relations entre la Finlande et la Russie, qui partagent une frontière de plusieurs centaines de kilomètres. Alors que depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, Helsinki avait veillé à garder une stricte neutralité vis-à-vis de Moscou, le pays veut rejoindre l’Otan avec la Suède. Les dirigeants de l’alliance atlantique ont validé mercredi le processus d’adhésion de la Finlande ainsi que de la Suède. François Heisbourg, conseiller spécial de la Fondation pour la recherche stratégique, explique au JDD pourquoi cet événement est important dans l’équilibre des relations internationales européennes.

Jusqu’à présent, la Turquie ne voulait pas que la Finlande et la Suède entrent dans l’Otan. Qu’est-ce qui a finalement permis au président turc, Recep Tayyip Erdogan, d’enlever son véto ?
Il faudrait poser la question aux Turcs. Ils ont vraisemblablement obtenu quelque chose de la part des Suédois avec lesquels il y avait un contentieux lourd sur les Kurdes. Mais à dire vrai, le président turc, à ma connaissance, n’a pas fait part du troc auquel il a procédé (la Turquie réclame à la Finlande et à la Suède l’extradition de trente-trois personnes appartenant aux mouvements PKK et FETÖ, qu’elle considère comme terroristes, NDLR).

En quoi l’adhésion de la Finlande est un changement dans sa doctrine diplomatique ?
C’est la première fois qu’elle rejoint une alliance de défense depuis la Seconde guerre mondiale. Jusqu’à présent, elle avait vécu avec u...


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