"Le Sommet des Dieux", "Belle", "Où est Anne Frank!"... le cinéma d'animation en majesté à Cannes

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Grand-messe du cinéma international, le festival de Cannes accueille cette année trois films d'animation très attendus. Les festivaliers ont ainsi pu découvrir ces derniers jours Le Sommet des Dieux, adaptation très réussie d'un célèbre manga de Jiro Taniguchi et Baku Yumemakura, mais aussi les nouveaux films de Mamoru Hosoda (Belle) et d'Ari Folman (Où est Anne Frank!).

"Le Sommet des Dieux" de Patrick Imbert

Annoncée en 2013, l'adaptation du manga Le Sommet des Dieux (2000-2003) de Jiro Taniguchi et Baku Yumemakura est enfin terminée. Projeté en avant-première samedi soir, ce film réussit l'exploit de condenser en une heure et demie les environ 1.500 pages de l'œuvre d'origine, qui avait été plébiscitée par les lecteurs français (380.000 exemplaires vendus) dans les années 2000.

"A Katmandou, le reporter japonais Fukamachi croit reconnaître Habu Jôji, cet alpiniste que l'on pensait disparu depuis des années. Il semble tenir entre ses mains un appareil photo qui pourrait changer l’histoire de l’alpinisme. Et si George Mallory et Andrew Irvine étaient les premiers hommes à avoir atteint le sommet de l’Everest, le 8 juin 1924? Seul le petit Kodak Vest Pocket avec lequel ils devaient se photographier sur le toit du monde pourrait livrer la vérité. 70 ans plus tard, pour tenter de résoudre ce mystère, Fukamachi se lance sur les traces de Habu. Il découvre un monde de passionnés assoiffés de conquêtes impossibles et décide de l’accompagner jusqu’au voyage ultime vers le sommet des dieux", indique le synopsis. https://www.youtube.com/embed/fxK7kRYHZdg?rel=0

Réalisé par Patrick Imbert (Le Grand Méchant Renard), ce Sommet des Dieux se démarque du manga en adoptant un style graphique très différent de celui de Jiro Taniguchi, et plus proche de la série animée Lastman. On y retrouve cependant plusieurs traits de l'œuvre du grand mangaka, et en particulier sa mélancolie.

"Je n’ai pas cherché à coller à son design car Taniguchi aimait placer beaucoup de détails. C’était impossible à reproduire en animation étant donné le nombre de dessins à exécuter", explique Patrick Imbert dans le dossier de presse. "Mais en allégeant le trait, les animateurs ont pu se concentrer sur les visages, les expressions."

Jiro Taniguchi avait pu lire le scénario du Sommet des dieux et voir les dessins préparatoires du film avant sa mort en 2019. "Il nous avait fait un retour très favorable", explique le producteur Jean-Charles Ostorero. "Il était très respectueux des œuvres adaptées, puisque son manga était déjà une adaptation." Sortie prévue le 29 septembre.

"Où est Anne Frank!" de Ari Folman

Treize ans après le triomphe mondial de Valse avec Bachir, le réalisateur israélien Ari Folman revient à Cannes avec Où est Anne Frank!, une relecture contemporaine de l'histoire de l'adolescente allemande morte à 15 ans dans un camp de concentration. Ari Folman, dont les parents sont des survivants de la Shoah, dit avoir fait ce film pour apprendre aux enfants la tolérance.

"Kitty, l’amie imaginaire d’Anne Frank à qui était dédié le célèbre journal, a mystérieusement pris vie de nos jours dans la maison où s’était réfugiée Anne avec sa famille, à Amsterdam, devenue depuis un lieu emblématique recevant des visiteurs du monde entier. Munie du précieux manuscrit, qui rappelle ce qu’Anne a vécu il y a plus de 75 ans, Kitty se lance à sa recherche en compagnie de son nouvel ami Peter, qui vient en aide aux réfugiés clandestins ; elle découvre alors sidérée qu’Anne est à la fois partout et nulle part. Et dans cette Europe différente, désormais aux prises avec de nouveaux enjeux majeurs, Kitty trouvera le moyen de redonner au message d’Anne Frank sens, vie et espoir…", indique le synopsis.https://www.youtube.com/embed/htzlVFazClI?rel=0

"Je cherchais une autre façon de raconter une histoire à des jeunes", explique Ari Folman à Nice Matin, avant d'ajouter: "L'héritage d'Anne Frank ne tient pas seulement dans la transmission de la mémoire de l'Holocauste. Je voulais essayer de projeter dans le présent son message universel sur le sort des enfants en temps de guerre." Sortie prévue le 24 novembre.

"Belle" de Mamoru Hosoda

Le nouveau film du réalisateur de Miraï, ma petite sœur (2018) sera projeté le 15 juillet en avant-première mondiale lors du 74e Festival de Cannes dans la catégorie Cannes première. C'est un événement. Belle est seulement le second film d’animation japonais (après Innocence de Mamoru Oshii) à être présenté en Sélection Officielle.

"Dans la vie réelle, Suzu est une adolescente complexée, coincée dans sa petite ville de montagne avec son père. Mais dans le monde virtuel de U, Suzu devient Belle, une icône musicale suivie par plus de 5 milliards de followers. Une double vie difficile pour la timide Suzu, qui va prendre une envolée inattendue lorsque Belle rencontre la Bête, une créature aussi fascinante qu’effrayante. S’engage alors un chassé-croisé virtuel entre Belle et la Bête, au terme duquel Suzu va découvrir qui elle est", indique le synopsis officiel.https://www.youtube.com/embed/ChneY1MSVFw?rel=0

"Belle est le film que j'ai toujours rêvé de créer et que je peux enfin faire aujourd’hui grâce à l'aboutissement de mes films passés. Dans ce film, j'explore la romance, l'action et le suspense ainsi que des thèmes plus profonds tels que la vie et la mort. J’espère que ce sera un grand spectacle de divertissement", a déclaré dans un communiqué Mamoru Hosoda. Sortie prévue le 29 décembre.

Article original publié sur BFMTV.com

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