Sommet du Commonwealth: «pas de leçon à recevoir» sur les valeurs, se défend Paul Kagame

La réunion des chefs de gouvernement du Commonwealth s’est achevée à Kigali samedi soir 25 juin, marquant la fin donc de deux jours de discussion sur la reprise des économies post-Covid, le changement climatique ou les conséquences de la guerre en Ukraine pour les désormais 56 pays de l’organisation, avec l'intégration du Gabon et du Togo.

Avec notre correspondante à Kigali, Laure Broulard

Dans leur communiqué final, les États membres évoquent la guerre en Ukraine et réaffirment à cette occasion leur soutien à la charte des Nations unies et aux efforts internationaux pour la paix. Ils s’inquiètent également de la flambée des prix qui met en péril la sécurité alimentaire des plus vulnérables au sein de l’organisation.

Mais le sommet a surtout été marqué par l’entrée de deux nouveau pays dans le Commonwealth, le Gabon et le Togo. Il s’est également tenu en pleine polémique autour du partenariat migratoire du Rwanda et du Royaume-Uni. Le sujet a été abordé au cours d’un tête-à-tête entre Boris Johnson et Paul Kagame jeudi.

Lors de la conférence de presse finale, le président rwandais, qui a pris la tête du Commonwealth pour deux ans, a longuement répondu aux critiques sur son bilan en termes de droits humains. La décision d'organiser ce sommet au Rwanda a été vivement critiquée par les organisations de défense des droits humains, qui ont accusé les dirigeants du Commonwealth de fermer les yeux sur la répression et l'emprisonnement des opposants dans le pays hôte.


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