Sommet des Amériques: Joe Biden va devoir frapper fort pour se faire des amis au Sud

Les États-Unis accueillent, cette semaine, le sommet des Amériques à Los Angeles. Joe Biden veut profiter de l'événement pour relancer la coopération et renforcer les échanges économiques entre les pays du nord et du sud du continent. Mais la grande réunion, souhaitée par le président démocrate, risque de tourner à l’embarras politique. La présence de plusieurs pays reste, en effet, incertaine.

L’organisation de ce sommet a quelque peu tourné au cauchemar diplomatique pour l’administration Biden, rapporte notre correspondante à New York, Loubna Anaki.

Le Mexique va-t-il boycotter le sommet ?

À l’origine : la décision de la Maison Blanche d’exclure Cuba, le Venezuela et le Nicaragua de la liste des invités, estimant que « ces pays autocratiques ne sont pas les bienvenus en raison de leurs violations des droits de l’homme ».

En réplique, plusieurs pays, Mexique en tête, ont menacé de boycotter le sommet de Los Angeles. La présence du président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador (dit AMLO) est toujours en suspens. Le chef d’État mexicain a fait savoir qu’il s’abstiendrait de venir si tous les pays d’Amériques n’étaient pas conviés à cette neuvième édition. C’est un coup de pression de la part du Mexique qui met un peu plus la diplomatie de Biden en difficulté.

Jusqu’au dernier moment, Andres Manuel Lopez Obrador laisse donc le doute sur sa présence à Los Angeles. En fin de semaine dernière, le ministère des Affaires étrangères s’est à nouveau fait l’écho de la menace de boycott du président mexicain en affirmant que la balle était dans le camp des États-Unis, fait savoir la correspondante de RFI à Mexico, Gwendolina Duval.


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