Sommet des économies : « L’Afrique a besoin de bâtir des coalitions »

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Muhammadu Buhari, président du Nigeria, première puissance économique d'Afrique, devise avec Moussa Faki, président de la Commission de l'Union africaine, lors du Sommet des économies africaines le 18 mai à Paris. 
Muhammadu Buhari, président du Nigeria, première puissance économique d'Afrique, devise avec Moussa Faki, président de la Commission de l'Union africaine, lors du Sommet des économies africaines le 18 mai à Paris.

Dans le sillage de son souhait de « contribuer à l'émergence d'une « relève » franco-africaine, capable, par ses valeurs et moyens d'actions, de porter les défis économiques, sociaux et politiques de leur époque », la French-African Foundation a été aux premières loges d'observation du Sommet sur le financement des économies africaines qui vient de se tenir à Paris. Deux des membres de son bureau fondateur*, Khaled Igue, Béninois, co-président, et Marion Scappaticci, Française, secrétaire générale, ont accepté, dans un entretien croisé, de partager les réflexions que ce Sommet a réveillées en eux.

Le Point Afrique : De votre point de vue de cofondateurs d'une structure jetant un pont entre l'Afrique et la France, en quoi un Sommet sur le financement de l'économie africaine a-t-il fait sens ?

Khaled Igue : Il faudrait rappeler le contexte dans lequel s'est tenu ce sommet pour que la démarche qu'elle nourrit prenne tout son sens. Suite au déclenchement de la pandémie du Covid-19, l'Union Africaine et les chefs d'État africains ont mis en place un groupe de travail de haut niveau composé de la Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala, l'Ivoirien Tidjane Thiam, le Rwandais Donald Kaberuka et le Sud-Africain Trevor Manuel. Objectif : négocier avec le G7 et le G20 des mesures visant à sauvegarder la soutenabilité des économies africaines.

Pour Khaled Igue, il est temps de comprendre qu'on ne perd pas une guerre parce qu'on a trop d'ennemis mais parce qu'on n'a pas assez d'all [...] Lire la suite