Sommeil : les conseils d’un skipper pour optimiser ses courtes nuits

Le sommeil du marin est porteur de leçon pour le sommeil des terriens”, présente Fabrice Amedeo. En effet, ces derniers ne pouvant pas dormir sur de longues plages horaires comme les “terriens”, ils ont dû adapter leur sommeil à ces conditions extrêmes. Avant de prendre le départ de la Transat Jacques Vabre (le 29 octobre 2023), entre le Havre et la Martinique, à bord de son voilier Nexans - Art et Fenêtres, le skipper est revenu sur la question fondamentale du sommeil et a livré ses secrets pour optimiser ce temps de repos si important pour la santé.

L'une des différences fondamentales entre le sommeil du marin et celui du terrien tient dans la durée de ce temps de repos. Sur terre, on exerce ce que l'on appelle un sommeil monophasique, “en un seul tenant. On se couche le soir et on se lève le matin”, illustre le skipper, “c'est d’ailleurs l’une des spécificités de l’être humain, peut-être partagée avec les chats”, glisse celui qui a embarqué pour sa 18e traversée de l’Atlantique. Dans ce cas, le sommeil léger, non récupérateur, représente 55% du sommeil.

Pour le marin, impossible de dormir par tranche de sept heures de sommeil. Il faut donc le diviser en petites siestes. On parle de sommeil polyphasique. “Grâce à la médecine, on va prioriser le sommeil récupérateur et dormir de façon efficace. Pour ce faire, on va évacuer le sommeil léger”. Un rythme qui permet tout de même de tenir sur la longueur. Lors de ses traversées, qui peuvent s’étendre sur trois mois dans le cas du (...)

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