Dans la Somme, les guides touristiques britanniques de sites mémoriels redoutent le Brexit

La pandémie de Covid-19 a drastiquement réduit le nombre de touristes britanniques en France. A quelques jours de la mise en place du Brexit, les guides touristiques redoutent encore plus le manque de visiteurs. La peur de voyager Dans la Somme, département traditionnellement très visité par les britanniques, les accompagnateurs attendent les clients. Avant la pandémie et le Brexit, 250 000 touristes étrangers se rendaient sur les sites mémoriels chaque année. Dans le cimetière militaire de Longueau, les Anglais représentent la moitié de la clientèle de Michael Smith. "Les clients ont peur de voyager à cause des contrôles aux frontières et des files d'attente et puis il y a la perte de la carte européenne de santé. Sans elle on doit payer si on tombe malade ou en cas d'accident", explique-t-il. Guide depuis vingt-deux ans, sa plus grande peur est de ne plus pouvoir transmettre. "Je ne fais pas ça pour l'argent, mais pour rencontrer les clients", assure-t-il. La naturalisation comme solution Autre inquiétude pour Jon Haslock, installé à Thiepval, la manière de travailler avec ses collègues anglais pourrait être plus complexe. La faute à la limitation du nombre légal de jours de travail pour les ressortissants britanniques. Installés en France depuis de nombreuses années, ces professionnels doivent trouver une solution pour pouvoir continuer à vivre et à travailler en Europe. Pour Jon, la réponse s'impose d'elle-même "Je crois que vais demander la naturalisation pour pouvoir continuer de vivre en Europe", affirme-t-il.