La sombre fin de deux frères bourreaux de leurs compagnes

Nicolas Jacquard
Vuillafans (Doubs), dimanche. Patrice Grosjean s’est suicidé dans le cimetière où repose son fils quelques jours après avoir très gravement blessé sa conjointe

A cinq ans d’intervalle, les frères Grosjean se sont suicidés. Le premier avait tué sa compagne Aurélia Varlet en 2013, le second venait de mutiler la mère de ses enfants.


C’est une famille définitivement marquée par le destin. Dimanche, Patrice Grosjean, un habitant du village de Vuillafans (Doubs), a mis fin à ses jours. Le quinquagénaire a été retrouvé, une arme à feu à ses côtés, à proximité du cimetière de la commune. Là où son fils, décédé en 2003 à l’âge de 16 ans d’un accident de la circulation, est inhumé.

Patrice Grosjean venait de s’enfuir de l’hôpital de Besançon, où il avait été pris en charge dans la foulée d’une garde à vue entamée mercredi 3 octobre à la gendarmerie d’Ornans. Ce jour-là, il s’en était d’abord pris à un collègue de travail, qu’il soupçonnait d’avoir une liaison avec sa compagne, et qu’il avait menacé d’une arme. Vraisemblablement sous la contrainte, comme le notait « l’Est républicain », le collègue en question avait reconnu à demi-mot. Patrice Grosjean avait alors violemment agressé sa conjointe, lui aspergeant les parties intimes d’un liquide inflammable, avant d’y mettre le feu. La victime s’est vue prescrire dix jours d’ITT.

Une personnalité paranoïaque

Lors de sa garde à vue, une première fois, le mis en cause avait tenté de se donner la mort, en se jetant du parapet du bâtiment de la gendarmerie d’Ornans, haut de 3 m. Ce qui lui avait valu son hospitalisation à Besançon, d’où il a donc réussi à rallier Vuillafans. Un parcours qui conserve des zones d’ombre, à tel point que les gendarmes d’Ornans ont lancé ce lundi un appel à témoins afin de le retracer.

Pour le reste, les gendarmes locaux connaissaient bien Patrice Grosjean. Ce dernier leur vouait une haine farouche, persuadé que la justice n’avait pas joué son rôle lors de l’enquête concernant l’accident de cyclomoteur de son fils. Sur les réseaux sociaux, il estimait ainsi que « le meurtrier » avait « été protégé ». Pour avoir menacé sur Internet celui qui avait été à (...)

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