Somalie: le président Farmajo critiqué avant une rencontre sur le processus électoral

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Après un coup de pression des États-Unis vendredi, la Villa Somalia a appelé à une rencontre avec les chefs des États fédéraux pour finaliser le processus électoral. Elle doit commencer ce lundi dans la capitale. Les représentants sont arrivés à Mogadiscio ce week-end. Mais les critiques à l’encontre du président persistent, faisant peser le doute sur la tenue de cette rencontre. Samedi 20 mars, le Forum pour le salut national, nouvelle coalition d’acteurs politiques, a adressé une lettre ouverte à la communauté internationale, critiquant les actions du président.

Avec notre correspondante à Nairobi, Albane Thirouard

Dans sa lettre ouverte, le Forum pour le salut national a fait passer un message clair. Mohamed Farmajo est vu comme un obstacle à l’organisation d’élections, « sans crédibilité pour superviser le processus électoral ».

Le texte décrit des « efforts dangereux du président pour saper tout accord politique ». Il lui reproche notamment son départ de la table des négociations, deux jours avant la fin de son mandat. La coalition accuse aussi Mohamed Farmajo d’utiliser les forces de sécurité nationale pour servir ses intérêts politiques. Une référence entre autres à l’envoi de troupes dans la région de Gedo, dans le Jubaland, ce week-end.

Les discussions s’annoncent difficiles. Le Forum demande à ce que le commandement de la sécurité soit retiré des mains de Mohamed Farmajo, en amont de cette rencontre. Et en appelle à une intervention immédiate des acteurs internationaux.

Une communauté internationale qui a justement remis un coup de pression aux autorités somaliennes dimanche. Dans un communiqué conjoint, plusieurs pays et acteurs internationaux dont l’Union européenne et les Nations unies, ont appelé à la mise en place de l’accord de septembre et à la tenue d’élections « sans délais ». « L’échec n’est pas en option », a renchéri l’ambassade des États-Unis à Mogadiscio.