La Somalie peut-elle sortir du blocage institutionnel ?

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En Somalie, le gouvernement et les États fédéraux peuvent-ils résoudre la crise qui les oppose au sujet des élections ? Alors que le mandat du président Farmajo est terminé depuis le 8 février dernier, un comité technique rassemblant les deux parties dit avoir trouvé des solutions aux points de blocage, sans les détailler, et appelle le gouvernement et les chefs des États fédéraux à se réunir rapidement. Les tensions de ces dernières semaines sont une nouvelle illustration du bras de fer qui oppose les responsables de Mogadiscio et ceux de l’intérieur du pays au sujet des élections.

Avec notre correspondante à Mogadiscio, Albane Thirouard

L’accord conclu en septembre dernier avait suscité l’espoir en Somalie sur les élections. Il n’a en fait pas réglé les divergences entre le gouvernement et les États fédéraux. Les adversaires du président « Farmajo » n’ont pas tardé à l’accuser d’avoir nommé plusieurs de ses proches au sein du comité électoral somalien. Ils lui reprochent également d’avoir déployé l’armée dans la région de Gedo, dans le Jubaland.

Le 8 février dernier, la situation s’est encore dégradée. Les membres de l’opposition ne reconnaissent désormais plus la légitimité du président sortant et demandent la mise en place d’un conseil national de transition. Farmajo affirme quant à lui qu’il peut rester au pouvoir tant que de nouvelles élections n’ont pas eu lieu.

Face à cette crise politique, la communauté internationale a déjà appelé à plusieurs reprises à une solution de consensus car l’enjeu est de taille. Au-delà des élections, ce sont tous les efforts de consolidation de l’État de ces dernières années qui sont menacés. Depuis la chute du régime militaire en 1991, la Somalie peine à achever sa transition politique.

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