Somalie : l'opposition juge le président Farmajo "illégitime" et réclame un "conseil national de transition"

Jacques Deveaux
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Officiellement, depuis ce lundi 8 février 2021, Mohamed Abdullahi Mohamed, surnommé Farmajo, n'est plus le président de la Somalie. Elu en 2017, il devait organiser une nouvelle présidentielle à la date anniversaire de son élection. Mais le processus électoral somalien, fort complexe, n'a pas permis de mettre en place une nouvelle consultation. Naturellement, l'opposition a pris acte de cette situation : "Le conseil des candidats de l'opposition ne reconnaît plus Farmajo comme président légitime", a annoncé dans un communiqué une alliance de plusieurs dirigeants politiques qui ne cachent pas leurs ambitions présidentielles. Mais cette alliance n'accorde pas non plus de délai pour sortir de la crise. Le conseil "n'acceptera aucune forme d'extension de son mandat sous la pression", annonce ce même communiqué.

Aucune issue

Ainsi, semblant faire peu de cas des conséquences, ces dirigeants plongent la Somalie dans une crise politique dont elle se serait bien passée. Le 17 septembre dernier, Farmajo avait pourtant réussi à sceller un accord avec cinq leaders régionaux et le maire de Mogadiscio pour organiser l'élection présidentielle avant la date butoir du 8 février 2021.

Pour y parvenir en si peu de temps, les dirigeants somaliens abandonnaient la promesse d'un suffrage universel direct, "un homme, une voix". Ils admettaient que l'objectif était bien trop ambitieux. L'organisation d'élections dans un pays en proie à une insécurité permanente relevait de la gageure.

Un pouvoir (...)

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