Somalie: Explosion et fusillade visent un hôtel, revendication islamiste

·2 min de lecture

MOGADISCIO (Reuters) - Une voiture piégée a explosé dimanche lors d'une opération suicide présumée dans la capitale somalienne et a été suivie d'une fusillade entre assaillants et forces de sécurité dans un hôtel, faisant un nombre indéterminé de victimes, selon des témoins et les autorités.

Le groupe islamiste militant al Shabaab, qui est lié à Al-Qaïda et mène régulièrement des attentats à la bombe dans le cadre de sa guerre contre le gouvernement somalien, a revendiqué la responsabilité de cet attaque.

"Une voiture roulant à toute vitesse a explosé près de l'hôtel et du point de contrôle. L'explosion nous a secoués et de violents coups de feu ont suivi", a déclaré à Reuters un commerçant, Ali Abdulahi, à propos de cet incident survenu dans un quartier animé de Mogadiscio.

Un journaliste de Reuters a vu les forces de sécurité assiéger la zone, où les voitures sont inspectées sur la route de l'aéroport et où les personnalités politiques se réunissent régulièrement à l'hôtel.

"L'explosion a fait trembler l'hôtel alors que nous étions assis à l'intérieur et que nous discutions", a déclaré à Reuters un témoin, Ahmed Nur, ajoutant s'être échappé en utilisant une échelle.

"J'ai sauté et j'ai couru. Je ne peux pas savoir comment les choses se passaient. J'avais peur. J'ai entendu des coups de feu et j'ai vu de la fumée noire."

Le porte-parole de la police Sadik Ali a déclaré que de nombreuses personnes avaient été évacuées de l'hôtel Afrik. "Il doit y avoir des victimes parce que les militants ont commencé l'attaque avec une voiture piégée suicide contre le mur", a-t-il dit à Reuters.

"L'opération continue, les victimes seront connues plus tard."

Al Shabaab, qui veut gouverner la Somalie selon son interprétation de la charia islamique, a déclaré sur sa radio, Al Andalus, que des combattants étaient entrés dans l'hôtel après l'explosion de la voiture. "Une opération de martyre des moudjahidines se déroule à l'hôtel Afrik, qui est une couverture pour les fonctionnaires du gouvernement apostat."

(Abdi Sheikh et Feisal Omar, version française Benjamin Mallet)