La Somalie craint le chaos après le départ des soldats de la paix

Jacques Deveaux

Initialement prévue pour six mois, la mission de maintien de la paix a commencé en 2007. Il s’agissait alors de soutenir un congrès de réconciliation nationale au sortir de la guerre civile. Le Conseil de sécurité de l’ONU, qui supervise cette mission de paix, autorise le déploiement de 21 000 soldats et 500 policiers. Ceux-ci viennent d'Ouganda, du Burundi, d’Ethiopie et du Kenya.

A en croire le site internet de l’AMISON, son rôle a été fondamental dans la lutte contre le mouvement terroriste Al Shabab. L'AMISOM "a créé un environnement relativement sécurisé qui a permis au processus somalien de paix de s’enraciner et à la population locale de commencer à mettre en place des institutions locales qui peuvent fournir des services, reconstruire l’économie locale et créer des liaisons avec l’économie nationale et le gouvernement national ", peut-on y lire.

Raison de plus pour que la population s’inquiète du départ de cette force militaire. D’autant que la menace terroriste reste bien réelle. Car si les shebabs ont fui les villes, ils se sont éparpillés dans les campagnes d’où ils mènent des raids meurtriers.


Reportage AFP/TV

Le dernier raid en date remonte au 11 décembre 2019 : les shebabs avaient alors attaqué un camp militaire situé à 20 km de Mogadiscio, la capitale. Bilan : quatre civils et un soldat tués. (...)

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