Somalie : la communauté internationale hausse le ton face aux blocages politiques

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La situation politique est toujours bloquée, un mois après l'expiration officielle du mandat du président Farmajo, le 8 février. Après le report de l'élection présidentielle, l'opposition ne reconnaît plus sa légitimité, mais aucune issue n'a été trouvée, malgré plusieurs séances de pourparlers. Désormais, la communauté internationale s'inquiète et exige des résultats.

Jeudi, c'est tout ce que la Somalie compte de partenaires de poids qui a publié un communiqué commun. La mission de l'Union africaine en Somalie, l'ONU, les ambassades occidentales, l'Union européenne, et l'Igad, la conférence des Etats de la région, mais aussi la puissante Turquie, tous étaient unanimes derrière une « exhortation » aux dirigeants politiques somaliens : qu'ils reprennent « immédiatement les pourparlers pour parvenir à un accord, par compromis, sur les questions en suspens. »

La veille, les négociations en tête à tête, à Mogadiscio, entre la présidence, les États fédérés et l'opposition avaient une fois de plus été closes sans résultats. L'enjeu était de fixer une date pour l'élection présidentielle indirecte, sur le modèle convenu en septembre dernier ; l'aplanissement des désaccords sur les commissions électorales ; et une feuille de route pour la période de transition.

Les observateurs de la vie politique somalienne évoquent surtout une grave rupture de la confiance entre le président sortant et ses adversaires. « Les points de friction sont des questions de pouvoir et quel type de gouvernement la Somalie doit avoir », a expliqué sur la BBC le professeur Afyare Elmi de l'Université du Qatar.

Le président Farmajo souhaite rester au pouvoir à la tête d'un Etat centralisé, quand les présidents de région et l'opposition plaident pour le renforcement du fédéralisme.