4 solutions contre le réchauffement climatique auxquelles on ne pense pas forcément

ENVIRONNEMENT - Si vous en avez marre que l’on vous rabâche que la planète est définitivement perdue et que nous allons tous mourir, alors vous feriez bien de regarder “2040”.

Ce documentaire, qui sort en salles ce mercredi 26 février, s’attache à montrer des solutions concrètes et déjà existantes pour changer durablement nos comportements. Exit donc le discours culpabilisant, voire alarmiste. Place aux solutions et à la pédagogie. Un travail que l’on doit au réalisateur australien Damon Gameau, qui avait déjà signé le documentaire remarqué sur les dangers du sucre, “Sugarland” en 2014.

“Ce film n’est pas un fantasme utopique”

“’2040′ est une lettre à ma fille de 4 ans pour lui montrer un avenir alternatif face à la version sombre qui nous est actuellement présentée”, explique Damon Gameau dans les notes du production du film. “Ce film n’est pas un fantasme utopique, c’est un exercice de ce que j’appelle un ‘rêve basé sur les faits’”.

Pour imaginer ce monde de demain, Damon Gameau a rencontré des experts du monde entier dans des domaines aussi divers que l’agriculture et l’aquaculture, le design civique, le transport, l’éducation et plus encore. À l’aide de schémas et d’animations 3D, il vulgarise des innovations qui pourraient bouleverser nos modes de vies d’ici 20 ans. 

Parmi les innovations présentées, la permaculture marine: concept qui consiste à faire pousser des algues brunes dans l’océan. Ces algues à la croissance rapide absorbent le CO2 dans l’eau et rejettent de l’oxygène (photosynthèse). Elles sont par ailleurs très riches en protéines et pourraient bien débarquer dans vos assiettes, comme c’est déjà le cas en Asie. Une solution gagnante-gagnante pour la planète qui n’est certes pas nouvelle, mais qui demeure encore trop peu exploitée.  

L’engagement écolo de Kyan Khojandi

Le style de narration a particulièrement séduit Kyan Khojandi. L’humoriste qui avait déjà doublé “Sugarland” a accepté de renouveler l’expérience qu’il vit cette fois-ci comme un engagement pour la planète. “J’adhère totalement au style de Damon, le gars est fin, il est artiste et met beaucoup d’humour”, explique celui qui s’est fait un nom avec “Bref” sur Canal+ en 2011. “On sort du discours culpabilisant, on est dans la compréhension marrante des choses et c’est très positif. Cela t’amène a beaucoup réfléchir à tes comportements, ça m’a d’ailleurs apporté à titre personnel.” 

Kyan Khojandi reconnaît avoir changé ses habitudes pour limiter son impact environnemental ”à son échelle”. “Je mange végétarien 5 jours sur 7, j’ai l’utopie de croire qu’en consommant moins de viande, les gens vont en vendre moins et du coup vont en commander moins... et par conséquent en produire moins! Je pense qu’à une grande échelle la demande peut changer l’offre.”

Il n’est toutefois pas aisé de limiter son empreinte sur la planète lorsque l’on est un artiste en tournée. Kyan Khojandi peut en témoigner. Il enchaîne les dates avec son spectacle “Une bonne soirée” depuis un an et demi. Auparavant, il avait déjà joué plus de deux cents fois partout en France avec son précédent one-man-show, “Pulsions”. L’humoriste assure privilégier systématiquement le covoiturage et le train pour limiter son bilan carbone. Il a également banni les bouteilles en plastique en les remplaçant par des gourdes. 

″À chaque fois que l’on fait un spectacle, on demande aux organisateurs de ne pas mettre de bouteilles d’eau. On a économisé en un an et demi de tournée environ 1500 bouteilles. Je me dis qu’il y a peut-être une palette de bouteilles dans un entrepôt que j’ai retardée dans la production. Si beaucoup d’artistes le font, ça fera changer les choses. Avant de changer les lois, il faut changer les mentalités.” 

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