Solution miracle ou fausse bonne idée ? Sept questions sur le vote par correspondance, qui fait débat avant le second tour des municipales

Ilan Caro

Permettre au plus grand nombre de voter sans prendre le risque de relancer l'épidémie. Pour éviter l'abstention massive observée le 15 mars lors du premier tour des élections municipales, de plus en plus d'élus ou d'observateurs politiques militent pour la possibilité de voter par correspondance le 28 juin, date choisie par l'exécutif pour le second tour malgré les incertitudes sur l'évolution du Covid-19. Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner s'est montré prêt à étudier cette possibilité, mardi 26 mai. Répondant à une question de la députée LR Josiane Corneloup sur le recours au vote par correspondance, Christophe Castaner a affirmé que l'objectif du gouvernement était de faire "en sorte qu'un maximum de Français puissent voter", dans "un cadre légal ou dans un cadre réglementaire qui peut évoluer d'ici au jour de l'élection".

Si elle s'engageait dans cette voie, la France imiterait ainsi d'autres pays comme l'Allemagne, la Suisse ou les Etats-Unis. Pour l'heure, le gouvernement a rejeté l'idée de rétablir ce système supprimé en 1975 à cause des nombreuses fraudes qu'il générait. Pour ses promoteurs, le temps presse, puisque le scrutin doit se tenir dans seulement un mois.

Pourquoi certains demandent-ils la possibilité de voter à distance ?

"Si chacun d'entre nous peut décider en son âme et (...)

Lire la suite sur Franceinfo

A lire aussi