Solidarité : ces familles qui ouvrent leurs portes aux migrants

Julia et Cédric ont appris à connaître Abdelhak dans leur cuisine. Le couple a ouvert ses portes au jeune réfugié tchadien et l’a accueilli pendant un an. En arrivant chez eux, Abdelhak ne parlait pas un mot de français. Tous trois mettent un peu de temps à briser la glace. "Au début, je me suis sentie un peu bête, on ne se comprenait pas, je me suis demandé ce qu’on allait faire. On a dîné et dans ces moments-là, on a plus besoin de parler, ça fait du bien, ça réconforte", explique Julia. Cuisiner ensemble leur a ensuite permis de s’apprivoiser. "C’est l’inconnu" "L’hospitalité, c’est d’abord une épreuve, c’est vraiment l’inconnu qui rentre dans notre maison. La première nuit, j’ai eu un peu peur, mais dès le lendemain, ça a été", confie Julia, qui tient à ce que son témoignage serve à d’autres, sans pour autant donner de leçons. En attendant sa régularisation, Abdelhak est hébergé dans une communauté Emmaüs en Province. Il revient régulièrement voir Julia et Cédric.