De la solennité martiale à la lassitude : le défilé des "Unes" des confinements

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L'annonce de nouvelles restrictions sanitaires s'appliquant à l'ensemble du territoire national ce mercredi 31 mars a été l'occasion d'une nouvelle série de "Unes" sur le confinement. Mais alors que la presse reprenait comme un seul homme le discours martial du président de la République il y a un an, c'est aujourd'hui la lassitude qui domine.

Jamais deux sans trois. Mardi 31 mars au soir, le président de la République a annoncé pour la troisième fois en un peu plus d'un an des restrictions aux libertés de mouvement s'appliquant à l'ensemble du territoire, tout en refusant d'employer le terme "confinement". Mais si chaque prise de parole du président est l'occasion pour les médias de rivaliser d'inventivité dans leurs titres, un renversement s'est opéré dans l'appréhension de la situation : un an plus tard, la solennité a laissé place à la lassitude.Mars 2020 : "Nous sommes en guerre"Au printemps 2020, le ton martial d’Emmanuel Macron fait mouche. Le Figaro comme Les Échos choisissent de reprendre sobrement la célèbre formule " Nous sommes en guerre " sur fond d’une photographie du président de la République, l’air grave. La plupart des quotidiens adoptent ce même lexique martial, comme une bouée de sauvetage avant la plongée dans l'inconnu : " En guerre contre le virus " titre L’Union quand Libération reprend une autre formule du discours présidentiel : " L’ennemi est là, invisible ". Ces "Unes" quasi unanimes sont bien le signe d'une communication qui a fonctionné...

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