Soldats russes tués, aide militaire: la situation au 98e jour de l'invasion russe en Ukraine

Un tank russe détruit dans la ville de Kiev. - Genya SAVILOV / AFP
Un tank russe détruit dans la ville de Kiev. - Genya SAVILOV / AFP

Quelques jours après la mort de notre journaliste Frédéric Leclerc-Imhoff en Ukraine, la Russie refuse de se prononcer sur les circonstances exactes du bombardement. Pendant ce temps, l'Ukraine s'inquiète de sa production de blé pour l'année à venir.

• L'Ukraine revendique la mort de près de 31.000 soldats russes

Des pertes importantes pour la Russie. Dans un bilan régulièrement actualisé et diffusé sur les réseaux sociaux, le ministère de l'Intérieur ukrainien a dévoilé ses estimations concernant les dégâts matériels et humains infligés à l'armée russe depuis le début du conflit. Kiev estime ainsi que 30.700 soldats en provenance de Moscou ont perdu la vie dans l'invasion débuté en février dernier.

Ces chiffres sont très éloignés des données dévoilées par les autorités russes. Lors de sa dernière communication, fin mars, Moscou parlait de 1351 morts dans son camp. Si ce bilan semble sous-estimé, celui de Kiev paraît exagéré. En effet, des sources occidentales parlent plutôt de pertes comprises entre 12.000 et 15.000 soldats. L'Ukraine, de son côté, n'a dévoilé aucun chiffre concernant ses militaires tués au combat.

• 243 enfants tués et 446 blessés depuis le début de la guerre, selon les autorités ukrainiennes

Des morts qui plongent Kiev dans une profonde colère. Daria Herasymchuk, conseillère de Volodymyr Zelensky, a déclaré ce mercredi que 234 enfants ukrainiens ont été tués depuis le début du conflit, et que 446 ont été blessés. "Bien entendu, ces données ne sont pas définitives", a-t-elle ajouté, assurant que ces chiffres ne comprenaient que les morts qui ont pu être vérifiées.

Elle a par ailleurs ajouté qu'aucun enfant n'était indemne. Ceux qui ont pu échapper aux bombes sont ainsi traumatisés par la guerre d'après la conseillère. "Les actions de la Russie contre les enfants ukrainiens portent des signes de génocide contre le peuple ukrainien", assure par ailleurs Daria Herasymchuk.

• Aide militaire à l'Ukraine: Moscou et Washington s'affrontent à distance

Les États-Unis ont promis à l'Ukraine de nouvelles armes, dont des lance-roquettes multiples montés sur des blindés légers, qui pourraient permettre à Kiev de mieux se défendre face à la Russie, qui gagne du terrain dans l'est du pays. Une décision qui n'a pas été appréciée par le Kremlin, qui a reproché à Washington de "jeter de l'huile sur le feu".

Face à ces accusations, le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a rétorqué que ces armes ne serviraient pas à frapper des cibles en Russie. "C'est la Russie qui attaque l'Ukraine, pas l'inverse. Pour être clair, la meilleure manière d'éviter une escalade est que la Russie mette fin à l'agression et à la guerre qu'elle a lancées", a-t-il ajouté.

• Le Kremlin dit ne rien savoir des circonstances de la mort de Frédéric Leclerc-Imhoff

Deux jours après l'annonce de la mort de notre journaliste Frédéric Leclerc-Imhoff, tué en Ukraine dans un bombardement russe, le Kremlin reste silencieux et refuse de donner des explications claires.

"Pour tirer des conclusions, il faut des informations détaillées sur où cela a eu lieu, dans quelles circonstances, ce qui est la vérité, ce qui ne l'est pas. Nous n'avons pas de telles informations", a dit le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, à la presse. Il a renvoyé vers "le ministère de la Défense", compétent selon lui en la matière, et qui ne s'est pas exprimé sur le sujet deux jours après les faits.

• Ukraine: la production de blé 2022-23 devrait baisser de 40%

Un pas de plus vers la crise alimentaire? Ce mercredi, l'Association céréalière ukrainienne a fait savoir que sa production de blé aller baisser de 40% pour la saison 2022-2023, en passant de 33 millions de tonnes en 2021-2022 à 19,2 millions pour le prochain exercice. Les exportations, elles, pourraient chuter de 50%.

"En dépit de l'occupation de territoires et de champs minés, l'Ukraine sera approvisionnée en céréales et pourra exporter une partie de la récolte", souligne cependant l'association dans un communiqué.

Reste à savoir si cela sera suffisant pour éviter une famine dans plusieurs pays qui dépendent des exportations de céréales russes et ukrainiens.

Article original publié sur BFMTV.com

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