Soixante-six migrants qui tentaient de traverser la Manche secourus

Des migrants montent à bord d'un bateau de passeurs pour traverser la Manche, sur la plage de Gravelines, près de Dunkerque, le 26 avril 2024 dans le Nord (Sameer Al-DOUMY)
Des migrants montent à bord d'un bateau de passeurs pour traverser la Manche, sur la plage de Gravelines, près de Dunkerque, le 26 avril 2024 dans le Nord (Sameer Al-DOUMY)

Soixante-six migrants, dont des femmes et des enfants, qui tentaient de traverser la Manche, ont été secourus mercredi et ont été amenés à Dieppe, ont annoncé la préfecture maritime et la préfecture de Seine-Maritime.

Dans la matinée, le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) Gris-Nez a été "informé par le sémaphore de Dieppe qu'une embarcation de migrants se trouve au large de Dieppe".

Le Cross a engagé, dans un premier temps, une vedette de la SNSM, en exercice dans la zone, pour "vérifier la situation de l’embarcation", d'après le communiqué.

La vedette de la SNSM est ensuite relevée par la vedette côtière de surveillance maritime Yser de la gendarmerie maritime.

"L’Yser porte secours à l’embarcation, en difficulté, dans l’après-midi. L’équipage récupère 66 naufragés dont des femmes et des enfants", précise la préfecture maritime.

Les naufragés ont ensuite été "déposés au port de Dieppe où ils sont pris en charge par les services de secours terrestres et la police aux frontières".

D'après la préfecture de Seine-Maritime, "les migrants ont été pris en charge par un dispositif complet, assurant un accueil par un dispositif du SDIS de la Seine-Maritime et d'associations agréées de sécurité civile".

Puis ils ont été acheminés "vers un gymnase mis à disposition par la ville de Dieppe, avec l'appui de moyens de transport de la communauté d'agglomération Dieppe Maritime".

"En parallèle de cette prise en charge, les services de l'État procèdent à l'examen des situations administratives des migrants au cas par cas, en lien étroit avec l'autorité judiciaire. Trois personnes ont d'ores et déjà été interpellées par la police nationale et placées en garde à vue, soupçonnées d'être des passeurs", indique la préfecture dans un communiqué.

mas/ dch