"Sofagate" : querelle protocolaire sur fond de rivalité entre responsables européens

Eric Biegala
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"C'est injuste" : c'est ainsi que la Turquie - par la voix de son ministre des Affaires Etrangères - a réagi jeudi 8 avril aux accusations d'avoir sciemment voulu humilier la présidente de la Commission européenne Ursula Von der Leyen en la reléguant sur un canapé - une "ottomane" - alors que le président du Conseil européen Charles Michel et le président turc Erdogan se faisaient face dans deux fauteuils pour une discussion de près de trois heures, à Ankara.

Préséance protocolaire pour le président du Conseil européen

Selon le chef de la diplomatie turque, Mevlut Cavusoglu, les règles protocolaires de l'Union européenne ont été bien suivies : "Les demandes de l'UE ont été respectées. Cela veut dire que la disposition des sièges a été réalisée à leur demande. Nos services de protocole se sont rencontrés avant la réunion et leurs demandes (de l'UE) ont été respectées", a-t-il déclaré à l'occasion d'une conférence de presse. En l'occurrence, ce sont les services de l'ambassadeur de l'Union européenne en Turquie qui ont assuré le réglage de l'organisation de l'entrevue entre Recep Tayyip Erdogan et les deux responsables européens. Et la hiérarchie protocolaire a été effectivement strictement respectée puisque d'un point de vue protocolaire, le président du Conseil européen Charles Michel dispose d'une certaine préséance par rapport à la présidente de la Commission Ursula Von der Leyen.

D'ailleurs Charles Michel le reconnaît dans une réaction postée mercredi soir sur sa page (...)

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