Social. Chez McDonald’s, quand le salaire minimum augmente, tout le monde gagne

Le Temps (Lausanne)
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Des économistes américains ont analysé les effets de plus de 300 hausses légales du taux horaire minimum dans 10 000 restaurants de la chaîne de fast-food. De quoi bousculer certaines théories économiques classiques.

Quel est l’effet d’une hausse du salaire minimum sur l’économie ? Alors que le président américain Joe Biden a dû faire marche arrière sur son projet de doubler le taux horaire légal minimum (de 7,25 dollars à 15 dollars) afin d’obtenir l’adoption de son plan de relance, Le Temps explore les effets de la politique d’augmentation du salaire minimum à travers les résultats d’une étude d’économistes américains portant sur 10 000 McDonald’s.

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Puisque “l’évaluation d’une hausse du salaire minimum bute souvent sur les difficultés de comparaison”, Orley Ashenfelter et Stepan Jurajda ont évité ce risque en se penchant sur les effets de “plus de 300 hausses du minimum légal, au plan local ou régional” dans 10 000 restaurants de la chaîne de fast-food aux États-Unis de 2016 à 2020. Pourquoi McDonald’s ? Parce que le plus grand franchiseur américain paye une grande part de sa main-d’œuvre au salaire minimum : 45 % de ses effectifs touchaient un revenu proche du salaire minimum en 2016 et 30 % en 2020.

Les résultats publiés en février par le National Bureau of Economic Research montrent que “le relèvement du salaire minimum accroît sensiblement les rémunérations au sein de l’entreprise”. Pour une hausse de 10 dollars, les salaires augmentent en moyenne de 7 dollars.

Un tiers non conforme à la théorie économique

Dans 39 % des cas, les fast-foods “se contentent de respecter la loi”, les rémunérations étant “éloignées de moins de 10 cents du minimum légal aussi bien

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