Les sociétés de pédiatrie alertent sur les risques liés à une fermeture des écoles

Esther Paolini
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Parents et enfants arrivent à l'école primaire Jules Julien Toulouse, sud de la France, le 22 juin 2020 (PHOTO D'ILLUSTRATION)
 - Lionel BONAVENTURE © 2019 AFP
Parents et enfants arrivent à l'école primaire Jules Julien Toulouse, sud de la France, le 22 juin 2020 (PHOTO D'ILLUSTRATION) - Lionel BONAVENTURE © 2019 AFP

Alors que l'hypothèse d'un troisième confinement est dans tous les esprits, les sociétés de pédiatrie ont publié un communiqué ce mardi pour alerter le gouvernement sur les risques d'une fermeture des écoles. Ils demandent à l'exécutif de maintenir, coûte que coûte, les établissements scolaires ouverts.

Anxiété, idées noires, gestes suicidaires

"La perspective d’un nouveau confinement avec fermeture des écoles, crèches, collectivités et milieux socio-éducatifs laisse craindre une aggravation des effets délétères indirects de la pandémie (...) sur la santé mentale et sociale des enfants, alors que les bénéfices attendus dans la lutte contre la diffusion de ce virus, (...) demeurent hypothétiques", soulignent la Société française de pédiatrie et l'association française de pédiatrie ambulatoire.

Parmi les effets inquiétants de la pandémie sur la santé mentale des enfants, les deux associations citent "l'anxiété, les idées noires et/ou des gestes suicidaires" qui apparaissent "souvent dans un contexte de maltraitance."

Alors que d'habitude les services des urgences sont surchargés de mineurs touchés par des pathologies infectieuses, ils le sont cette fois-ci "d’enfants maltraités, déprimés, anxieux et suicidaires."

Les écoles ne sont pas des lieux majeurs de contamination

Les sociétés de pédiatrie partagent la position de Jean-Michel Blanquer, selon laquelle, "l’immense majorité des enfants s’infecte au sein des cellules familiales et non pas dans les écoles et/ou les crèches."

De même, elles soulignent que "les données du ministère français de l’enseignement confirment la très faible contamination des enseignants", entre 0,09 et 0,18% du corps enseignant, ainsi que le très faible nombre de classes ou écoles fermées depuis la rentrée scolaire de septembre.

"La balance bénéfice-risque apparaît à ce jour très en faveur du maintien de l’ouverture des écoles et des collectivités pour les enfants dont la santé mentale et sociale ne doit pas être sacrifiée en contexte pandémique mais rester une priorité sanitaire au regard des enjeux pour les années à venir", insistent les sociétés de pédiatrie.

Article original publié sur BFMTV.com