Des sociétés chinoises et émiraties visées par Washington pour leurs liens avec l’Iran

Photo by Iranian Presidency/AFP.

Les États-Unis ont imposé jeudi 16 juin des sanctions à des entreprises chinoises et émiraties, les accusant d’aider des entreprises iraniennes à “échapper aux sanctions”, rapportent plusieurs médias, dont le site de la chaîne télévisée américaine CNN.

Les sanctions ont également visé un réseau de producteurs pétrochimiques iraniens, dont une partie de la production est vendue à l’étranger grâce à un trafic de contrebande.

Selon le département américain du Trésor, deux sociétés établies à Hong Kong, trois en Iran et quatre aux Émirats arabes unis ont ainsi été ajoutées à la liste américaine des entreprises sanctionnées, indique CNN.

Des sanctions ont également été imposées au chinois Jingfeng Gao et au ressortissant indien Mohammed Shaheed Ruknooddin Bhore, ajoute le média américain. “Les États-Unis poursuivent la voie d’une diplomatie utile pour parvenir à un retour mutuel au respect” de l’accord sur le nucléaire iranien, a déclaré le sous-secrétaire au Trésor chargé du terrorisme et du renseignement financier, Brian E. Nelson, cité par les médias.

“En l’absence d’accord, nous continuerons à avoir recours aux sanctions pour limiter les exportations de produits pétroliers et pétrochimiques en provenance d’Iran.”

Une montée de tensions

Les pourparlers de Vienne, visant à ressusciter l’accord historique de 2015, ont été suspendus le 11 mars après près d’un an de négociations entre Téhéran et la communauté internationale. Parmi les principaux obstacles au dialogue figure la demande iranienne du retrait des Gardiens de la révolution de la liste noire américaine des organisations terroristes, à laquelle Washington semble avoir décidé de ne pas céder.

Les pasdarans (“Gardiens de la révolution”, en persan) avaient été inscrits sur la liste américaine des organisations terroristes en 2019, après que les États-Unis se sont unilatéralement retirés de l’accord sur le nucléaire en 2018.

La tension est montée d’un cran au cours des dernières semaines, l’Iran ayant décidé de retirer 27 caméras de surveillance de ses activités nucléaires après le vote d’une résolution, le 8 juin, par 30 membres de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) condamnant Téhéran.

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