Société. Le coût faramineux des panneaux, frein à la baisse de la vitesse dans les villes britanniques

The Times (Londres)
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À l’heure où de nombreuses villes britanniques souhaitent baisser la limite de vitesse à environ 30 km/h en zone habitée, le coût trop élevé du remplacement des panneaux de signalisation bloque cette initiative.

L’heure du changement a sonné, dans les agglomérations britanniques. Une alliance “improbable”, incluant des municipalités, des avocats spécialisés dans les infractions routières et des “défenseurs des droits des automobilistes arrêtés pour excès de vitesse”, veut mettre un coup d’accélérateur vers la fin de la limitation à 30 miles/h (environ 50 km/h), rapporte The Times. Pour eux, “il faut un passage officiel à 20 miles/h (environ 30 km/h) dans toutes les agglomérations” du pays.

Cette proposition émane de 20’s Plenty for Us, le groupe qui a aidé à introduire la nouvelle limite à Bristol, Édimbourg, Leeds, Manchester ou encore York. Au total, quelque 21 millions de personnes vivent dans des villes où la limite à 30 km/h est déjà en place.

Cependant, tant que les initiatives restent locales, le prix de l’installation des panneaux freine le projet, souligne le quotidien londonien. Malgré leur volonté, de nombreuses municipalités ne peuvent pas se permettre de mettre à jour tous les panneaux de leur ville.

L’exemple de Birmingham

Waseem Zaffar, un élu du conseil municipal de Birmingham en charge du transport et de l’environnement, a déclaré que l’installation de panneaux de répétition dans toute la ville coûterait 12 millions de livres et durerait jusqu’en 2026 – dix ans après la mise en place des premiers panneaux de limitation à 30 km/h par la municipalité. Pour lui, il est “extrêmement important” d’officialiser la limite des 30 km/h dans une révision du Code de la route.

Une avocate de Birmingham, Regan Peggs, pense que, tant que la situation n’est pas officiellement clarifiée, le mélange de zones à 30 km/h et de zones à

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