Société civile, modernité ou poudre de perlimpinpin ?

Libération.fr

Axe fort de la politique macronienne, la promotion de responsables qui ne sont pas issus du sérail politique permet d’afficher un renouvellement des têtes et des pratiques. Mais si le principe est louable, les personnalités qui l’incarnent dessinent une élite très proche des professionnels de la politique.

«Issu de la société civile» : l’expression est à la mode, à tel point qu’elle est presque devenue un label. Le président de la République, Emmanuel Macron, en a d’ailleurs fait un argument central de sa campagne victorieuse : avec lui, la «société civile», autrement dit les non-professionnels de la politique, entrerait au gouvernement et serait massivement représentée dans les candidats de La République en marche (LREM) aux élections législatives. Ce faisant, il s’est appuyé sur une réalité : de nombreuses personnes en France se sentent en rupture avec ce qu’on appelle «la classe politique». Président, élus, ministres… la plupart ne seraient pas assez représentatifs, abuseraient de leurs privilèges, s’accrocheraient à leurs mandats et seraient incapables de régler les problèmes. Tous ces reproches sont synthétisés par moult études et sondages, d’où il ressort que les Français ont de moins en moins confiance en leurs représentants et dans les institutions du pays. En janvier 2017, dans une large étude du Cevipof (Sciences-Po), seuls 11 % des sondés déclaraient «faire confiance aux partis politiques, 28 % au gouvernement, 34 % à l’institution présidentielle, 42 % à l’Assemblée nationale et 44 % au Sénat». Ils étaient 70 % à déclarer «que la démocratie en France ne fonctionne pas bien». Un terrain favorable à l’émergence de propositions politiques alternatives, ce qui s’est déjà vu dans d’autres pays, avec des expériences parfois très différentes. Ainsi, en 2011, la réponse italienne à la crise a été de mettre en place un «gouvernement de technocrates» mené par Mario Monti, avec notamment la nomination d’un des plus importants banquiers du pays pour diriger le (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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