La société civile frappée par l’ostracisme d’Etat

Libération.fr

Entraves à la liberté d’expression, pressions financières, campagnes de dénigrement… Le gouvernement Nétanyahou use de tous les moyens, dont un arsenal législatif en croissance constante, pour affaiblir ONG de gauche, institutions culturelles et médias critiques.

La scène se déroule le 6 avril, rue Shirizli à Jérusalem-Ouest, la partie juive de la ville. Ce soir-là, le centre culturel Barbour («le cygne») accueille les responsables du mouvement Breaking the Silence, une ONG composée d’anciens soldats témoignant d’exactions menées par l’armée israélienne dans les Territoires palestiniens. Mais l’on compte plus de journalistes et de policiers que de participants. Et ceux qui se font le plus entendre ne sont pas les orateurs annoncés, mais des excités d’extrême droite venus «fermer la gueule des traîtres». L’ambiance est tendue sans être inhabituelle car, depuis quelques mois, Breaking the Silence et de nombreuses autres ONG sont devenues les bêtes noires du gouvernement de Benyamin Nétanyahou.

En Israël, les ONG dites «de gauche», celles qui dénoncent les violations des droits des Palestiniens et l’occupation, sont beaucoup plus contrôlées que les autres (lire ci-contre). Présentées comme les tenants d’une cinquième colonne, elles voient leur liberté d’expression de plus en plus limitée. Au point de ne plus pouvoir se rendre dans les écoles. Ou de se voir interdire la location de salles par les municipalités proches du pouvoir.

Théâtres arabes

C’est pour dénoncer cette chasse aux sorcières qu’Ami Ayalon, l’ancien directeur général du Shabak (Renseignement intérieur), a décidé de s’afficher ce soir-là aux côtés des responsables de Breaking the Silence. Petit, chauve, sec et nerveux, ce travailliste bon teint a la gueule de son ancien emploi. Mais il est démocrate. Et s’il ne partage pas les options de l’ONG qu’il est venu défendre, l’orientation prise par le gouvernement Nétanyahou l’inquiète au plus haut point. «Un vent mauvais souffle sur ce pays et nous sommes sur (...)

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